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Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON !
Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON ! aux horreurs qui
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Avec les artistes, syndicats et organisations s’engagent : RESF, LDH,
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L'AFFAIRE UTOPIA
Quelle affaire !
Utopia à Toulouse, annule la sortie nationale d'un film réalisé par un israélien pour le remplacer par un film réalisé par une israélienne, en signe de protestation contre l'attaque brutale de l'armée israélienne contre les bateaux de la « Flotille de la liberté »… et, à n...
POLÉMIQUE ET DROIT DE RÉPONSE - L’épouvantail des tyrans (*)
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Familles en danger !
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JEUDI 2 OCTOBRE À 20H30, RENCONTRE CINÉ-PHILO
EN COLLABORATION AVEC LA COMPAGNIE FRACTION
(Aguirre, der Zorn Gottes) Werner HERZOG - Allemagne 1972 1h33mn VOSTF - avec Klaus Kinski, Helena Rojo, Ruy Guerra, Del Negro, Peter Beling, Cecilia Rivera... Scénario de Werner Herzog, d’après le journal du moine Gaspar de Carvajal.
Ré-édité en copie neuve, Aguirre la colère de Dieu ressort enfin sur les écrans de votre ciné favori. Que Wotan et les dieux germaniques de l’Olympe en soient mille fois remerciés ! Ainsi le sacrifice au soleil levant de milles vierges dûment certifiées par la justice n’aura pas été vain puisqu’il aura permis que ce film emblématique, qui sut éblouir en son temps nos mirettes, retrouve aujourd’hui avec bonheur le plein écran du cinéma sans avoir pris la moindre ride. Mieux encore, cette histoire baroque du conquistador suicidaire et dément, embarqué dans la jungle amazonienne par un Klaus Kinski halluciné, arraché vivant au western-spaghetti, est probablement plus en phase aujourd’hui avec notre époque dont il est difficile de ne pas pressentir qu’elle nous mène elle-même vers les pires abîmes.
A l’origine de ce film devenu culte, le cinquième de Werner Herzog, une histoire vraie, celle d’un conquistador, Lope de Aguirre, né dans la province de Guipuscoa au pays basque espagnol et mort en 1561 à Barquisineto, aujourd’hui situé au Vénézuela. La découverte ensuite, dans la bibliothèque d’un manoir pyrénéen, d’un livre pour enfants avec de belles illustrations, contant les aventures d’un noble espagnol perdu en Amazonie en quête d’un mythique Eldorado et la lecture fiévreuse qu’en fit un lecteur nommé Werner Herzog lui-même, marqué par une attirance certaine pour les expériences extrêmes. De fait, en matière d’expérience extrême, Aguirre la colère de Dieu fut tourné sur les lieux même où l’action était censée se dérouler, c’est-à-dire au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Urubamba.
L’opération se confondit ainsi avec l’épopée des conquistadores et devint plusieurs mois durant une véritable aventure pleine de dangers. On mesure, dès le début du film, à la lecture en voix-off du moine Gaspar de Carjaval, que l’affaire va tourner à la conquête du Graal plus qu’à l’entreprise coloniale, selon les schémas relevant de la geste shakespearienne. Aguirre lui-même faisant penser, par sa violence tyrannique, son machiavélisme et sa difformité, à Richard III en personne succombant seul contre tous sur le champ de bataille. La chose est confirmée dès les premières images quand surgit des nuages, sur une pente escarpée, une troupe de soldats traînant des canons et revêtus de lourdes armures, peu commodes dans cette jungle moite.
Difficile alors de ne pas réaliser, à voir la rouille qui ronge le métal des casques et le visage exténué des soldats, minés par les fièvres, qu’il va se jouer un drame. Prête au combat, cette armée est en quête d’un Eldorado mais s’enlise dans les marais, perdue dans une nature luxuriante. Clouée au sol, elle se résoud alors, sur injonction du vice-roi d’Espagne, à lancer une avant-garde en radeaux sur un fleuve plein de tumultes et de mystères, pour tenter d’ouvrir un chemin à l’expédition. La petite troupe, menacée d’être engloutie par les remous, harcelée par des indiens invisibles tapis dans la forêt, va dériver sur le fleuve autant que dans sa hiérarchie. Pedro de Ursua, nommé à sa tête, sera rapidement destitué par Aguirre qui va manœuvrer pour proposer à ses compagnons un nouveau chef, le falot Fernando de Guzman, promu solennellement et de manière un peu dérisoire « Empereur du Pérou et de l’Eldorado »…. Bientôt Aguirre, fou d’ambition et de pouvoir, se retrouvera seul pour accomplir un destin de ouf…
Depuis le printemps 2007, les soirées ciné-philo ont donné lieu à plusieurs débats passionnants à l’issue de la projection de films « nouveaux » et d’autres dits « de répertoire ». Ces débats animés par Bernard Proust, philosophe, avaient pour thème « le mal », suivant la proposition de Jean-François Matignon et de la compagnie Fraction. Les cinéphilo reprennent en cette rentrée, sans thème directeur, avec le désir de continuer à vous inviter à échanger différemment à propos de films vus ensemble, en essayant de nourrir nos réflexions d’autres réflexions issues du domaine philosophique.
Nous débutons avec la projection d’un film important du nouveau cinéma allemand dans
les années 70 : Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog.
