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Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON !
Appel du 18 septembre ROCK SANS PAPIERS : DIRE NON ! aux horreurs qui
sont le quotidien de la politique menée contre les étrangers par Besson
et Sarkozy.
Avec les artistes, syndicats et organisations s’engagent : RESF, LDH,
Cimade, Autre Monde, CFDT, FSU, CGT, Solidaires, UNSA. Nous, artistes, ...
L'AFFAIRE UTOPIA
Quelle affaire !
Utopia à Toulouse, annule la sortie nationale d'un film réalisé par un israélien pour le remplacer par un film réalisé par une israélienne, en signe de protestation contre l'attaque brutale de l'armée israélienne contre les bateaux de la « Flotille de la liberté »… et, à n...
POLÉMIQUE ET DROIT DE RÉPONSE - L’épouvantail des tyrans (*)
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Les salles indépendantes seront-elles les « dindons de la farce » numérique ?
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L'exploitation cinématographique est à l'aube de changements technologiques
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Familles en danger !
La
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LUNDI 3 NOVEMBRE À 20H40 RENCONTRE AVEC LA SCÉNARISTE ANNA ZISMAN
Stéphane MERCURIO - documentaire France 2007 1h32mn - Écrit avec Anna Zisman. Prix du film français – Prix du documentaire au Festival de Belfort Prix du Festival des films de justice Rennes 2008 - Prix lycées du Festival des films de femmes de Créteil 2008.
Bon sang de bonsoir, quel beau film ! Je sais le sujet va vous faire peur, mais de grâce, obligez vous au premier pas et vous verrez ce que c’est que l’amour, l’amour envers et contre tout, déchiré, douloureux mais inlassable. Vous verrez des personnages attachants, confrontés à des situations dures et qui ne baissent jamais la garde malgré les obstacles, les tracasseries qu’on ne cesse de leur opposer… Dignes malgré les humiliations constantes, la peur, le doute. Vous verrez comment la patte tendue par d’autres humains est indispensable pour continuer à croire, à marcher, à espérer. C’est beau de bout en bout, sobre et magnifiquement filmé, respectueux et attentif, sans excès de sensiblerie, et vous comprendrez un peu mieux de quel bois est faite cette société-là en regardant vivre ce microcosme.
Elles viennent parfois de loin, mais sont toujours en avance : quelques secondes de retard et la porte sera fermée. Elles font des heures de trajet pour quelques minutes de parloir avec leur homme… Elles se retrouvent parfois pour de longs moments, dans la maison d’accueil de Ti-Tomm, collée à la prison. Une petite maison chaleureuse animée par une association de bénévoles qui leur permet d’attendre dans des conditions décentes l’ouverture des portes du parloir. Parfois il y a un homme parmi les visiteurs.
Nous sommes contre la prison de Rennes, tout contre : la réalisatrice avait d’abord visé Fresnes, mais l’administration pénitentiaire a prétexté la sécurité et un plan Vigipirate pour refuser l’équipe de tournage. Stéphane Mercurio a dû trouver un autre lieu, géré par une association, indépendante de l’administration celle-là. L’endroit est doux, les tables sont fleuries, il y a un petit jardin sympa. Finalement, ce n’est pas plus mal si les rapports y sont moins durs qu’à Fresnes, s’est dit la réalisatrice, qui a cru un temps qu’elle n’y arriverait pas, les femmes ont confiance et parlent plus facilement. C’est chaleureux et intime. Elles se font belles, se remontent le moral, craquent parfois, espèrent toujours et attendent… une fois, trois fois par semaine… pendant trois mois, deux ans, trente ans… elles reviennent inlassablement pour donner un peu d’espoir, de courage à leur bonhomme, adoucir une vie qu’elles savent désespérante. Elles parlent d’elles, de leur vie, interrogent : pourquoi je dois payer aussi, pourquoi je ne peux rien savoir, pourquoi je ne peux pas lui porter des livres ? Averties du transfert dans une autre prison a posteriori alors qu’elles attendent dans l’angoisse, ne sachant pas pourquoi on leur refuse l’entrevue à laquelle elle se sont préparées, tenaillées toujours par l’idée d’un éventuel suicide, d’une bagarre qui a mal tourné.
Elles n’ont commis aucun crime, mais elles n’ont droit à aucun ménagement, à l’indifférence au mieux, au mépris de l’administration qui ne leur concède rien. Tandis qu’on devrait voir en elles un formidable vecteur de réinsertion, rien n’est fait pour leur faciliter les choses.
Et toujours la vie reprend le dessus, il arrive même qu’on rie, qu’on plaisante, que des amitiés se nouent ici, entre ces pénélopes des temps modernes qui continuent inlassablement à mettre un pont entre la prison et la vie… Et comme pour des tas d’autres domaines, ce sont les associations, ce sont des bénévoles qui bossent, s’évertuant à mettre un peu d’humanité et d’espoir dans un système infiniment désespérant.
