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ATTENTAT MOUSSAKA par la Cie Jow Blob
Utopia République, les 20 et 21 juillet à 11h30, le 22 à 22h. Prix libre à partir de 3,23€ (prix d’une moussaka de type surgelée).  Attention ! Pendant 3 jours et 3 jours seulement, une portion de moussaka, par l’intervention d’une soucoupe volante, se transformera en une performance incontr...

ATELIER Chroniques Cinéma Utopia
Le cinéma Utopia d’Avignon accueille des collégiens pour la projection d’un film et leurs propose, sur plusieurs séances dans leur établissement, de réfléchir sur ce film et de poser les bases de la chronique audio qu’ils enregistrent à l’issue de l’atelier. Ce travail ...

UNE LIBRAIRIE PEUT DISPARAÎTRE
C’était, il y a quelques mois, la librairie L’Eau vive, librairie jeunesse que nous vous conseillons fortement, a failli fermer définitivement ses portes dans  l’intramuros. Aujourd’hui, toujours dans l’intramuros, c’est autour de la librairie Holstein d’être à l’article de la mort et qui vous d...

Séances bébé
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

En collaboration avec Contraluz, la séance du vendredi 28 avril à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec JP Campillo, enseignant à l’Université d’Avignon, spécialiste de cinéma espagnol. Vente des places à partir du 18 avril.

LA COLÈRE D’UN HOMME PATIENT

Raul AREVALO - Espagne 2016 1h33mn VOSTF - avec Antonio de la Torre, Luis Callejo, Alicia Rubion, Ruth Diaz, Raul Jimenez... Scénario de Raul Arevalo et David Pulido.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA COLÈRE D’UN HOMME PATIENTEn tant qu'acteur, Raúl Arévalo est depuis le début des années 2000 dans quelques bons coups du cinéma espagnol. On l’a vu par exemple dans Même la pluie et plus récemment dans l’excellent La Isla Minima (il était le jeune flic associé à l'inquiétant Javier Gutierrez). En 2007, Arévalo rencontre David Pulido, un psychologue avec qui il commence à discuter d’une idée de long métrage abordant le thème de la vengeance. Près de dix ans et une dizaine de versions du scénario plus tard, les deux hommes signent La Colère d’un homme patient, un thriller de haut vol dans la plus pure tradition d’un cinéma énervé des années 70. Un récit assez simple qui ne s’embarrasse pas de détails superflus, conserve un léger effet de surprise dans le dernier acte pour redynamiser la narration et va finalement droit au but. Sa grande force, outre une mise en scène plutôt inspirée, réside dans l’écriture de son personnage principal et son rapport au deuil dont il ne peut sortir qu’une fois sa mission vengeresse accomplie.



Au début du film, on s'attache d'abord à Curro, qui sort de prison au bout de huit ans de détention : il est le seul à avoir été coincé lors du braquage d'une bijouterie à Madrid, et n’a pas dénoncé ses complices. A sa sortie, il n'a qu'une idée : retrouver sa femme, son enfant, son quartier, ses potes, sa vie. Mais très vite, il est approché par le mystérieux José, un solitaire qui rôde dans le quartier depuis un bout de temps, sans qu'on sache trop ce qu'il cherche réellement. Et c'est bien cet homme taciturne et secret qui va de- venir le centre du récit et de notre attention...

Interprété par le formidable Antonio de la Torre, José est fascinant dans la mesure où il apparait d’abord comme un personnage assez flou. En aucun cas il n’est possible d’anticiper son comportement. L’étude psychologique et comportementale est brillante, le plan de la vengeance est d’une efficacité et d’une cruauté qui font froid dans le dos. Il y a quelque chose de très impressionnant dans le rapport que tisse Raúl Arevalo entre le personnage de José et le spectateur. Une relation d’amour-haine très déstabilisante. Il est d’abord inquiétant, rôdeur/voyeur/fouineur pas aimable, puis attachant en amoureux transi, pour ensuite faire de la peine quand il se fait gentiment démolir... avant de devenir effrayant par la froideur lucide et implacable de ses actes. Un personnage complexe donc, qui évolue considérablement à l’image tout en restant intimement fidèle à ses convictions et qui ne dévie jamais de la trajectoire imposée par son froid dessein.

Passée une introduction physiquement éprouvante – le braquage meurtrier qui a conduit Curro, le chauffeur de la bande, en prison –, l’action sera réduite au strict minimum, Arevalo préférant aménager d’imposantes séquences de tension par sa mise en scène et son découpage plus que par le récit lui-même. Mais surtout, il analyse brillamment la démarche totalement irrationnelle et pourtant si logique d’un homme brisé, psychologiquement physiquement, qui n’a plus que sa vengeance pour le garder en vie.
(filmosphere.com)

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CONTRALUZ
Conférence, Jeudi 6 avril à 18h30, Hôtel de ville d’Avignon : Espagne,histoire, société, culture. Rencontre avec l’auteur Bernard Bessière.
Exposition : Le Goût des Jardins arabes du 14 au 29 avril Médiathèque Ceccano, Avignon.