LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :1- ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !La pétition pour le maintien de l’ouvert...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

Verger Urbain V, écrin ou carcan ?
 Vous êtes nombreux à nous questionner sur la soudaine fermeture du passage du Verger Urbain V le soir. C’est le chemin qui vous mène directement  du centre-ville vers le cinéma. Vous êtes nombreux à ne pas comprendre les objectifs de cette décision (nous, pas vraiment non plus), à trouver...

Enseignantes, enseignants
Reprise des séances scolaires en septembre :Nous redémarrons les dispositifs École au cinéma (prévisionnement le samedi 29 septembre pour le 1er trimestre), Collège au cinéma (inscriptions possibles jusqu’au 22 septembre) et Lycéen au cinéma.  Pour les séances hors dispos...

Avant-première du film de Jean-Baptiste Thoret. Projection le lundi 20 novembre à 19h45 suivie d’une rencontre avec Jean-Baptiste Thoret, critique et cinéaste.

WE BLEW IT

Jean-Baptiste THORET - documentaire France/USA 2017 2h17mn VOSTF - avec la participation de Michael Mann, Bob Rafelson, Angel Delgadillo, Charles Burnett, Lisa Law, Jerry Schatzberg, Fred Williamson, Peter Bogdanovich, Mark Oakes, Peter Hyams, Paul Schrader, Michael Lang... Bande son de dingue : Bob Dylan, Jefferson Airplane, Bruce Springsteen, Creedence Clearwater Revival.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WE BLEW ITWe blew it n'est pas un film documentaire sur l'histoire américaine des années 60 et 70, ni un essai filmé sur le Nouvel Hollywood à partir de ses vétérans. Il s'agit d'un voyage personnel qui veut comprendre et faire ressentir pourquoi et comment un moment particulier de l'Amérique continue d'exercer un tel pouvoir de séduction. Tourné en 2016, en pleine campagne électorale, We blew it est traversé par une question : comment sommes-nous passé d'Easy rider à Donald Trump ?
À en croire la fin d'Easy rider en 1969, tout est donc foutu avant même d'avoir commencé ; et le voyage beat vire au film d'horreur lorsqu'un autochtone édenté sort son fusil à pompe et met définitivement un terme à l'échappée des deux bikers. « We blew it ! », soit la réplique prophétique que répète d'une manière presque incantatoire Peter Fonda lors du dernier feu de camp : « Nous avons foiré, nous avons merdé, nous avons déconné ! » Car, et c'est tout le paradoxe dont Easy rider et les road movies des seventies eurent la prescience, lorsque Hopper et Fonda débutent le tournage du film, la décennie fastueuse du rock et du pop art brûle de ses derniers feux.



Le meurtre de Sharon Tate en Août 1969, quelque part sur Cielo Drive, L.A, par la famille Manson, et le drame du concert des Rolling Stones à Altamont en Décembre de la même année, ont terni l'image jusque-là solaire de la génération hippie. L'Amérique s'embourbe au Vietnam et les espoirs révolutionnaires portés par la contre-culture tournent court. Easy rider ressemble ainsi à un effort de croyance du genre et du Nouvel Hollywood, une sorte de « je sais bien mais quand même » qui substitue à mi-parcours, à la promesse d'une rébellion festive, le doute existentiel qui marquera l'essentiel des films américains de l'époque. C'est l'une des questions qui parcourent We blew it : comment sommes-nous passés de cette « ligne de haute marée » des sixties évoquée par Hunter Thompson dans Las Vegas parano à ce moment où la vague a « finit par se briser avant de redescendre » ?
En partant à la rencontre de témoins de cet âge d'or, We blew it donne la parole à des Américains, illustres ou inconnus, et cherche à comprendre pourquoi les années 1960 et 1970 continuent d'innerver à ce point la culture américaine contemporaine. Quel secret cette époque détient-elle ? Comment nous renseigne-t-elle sur l'Amérique d'aujourd'hui ? Et puis, de quelles années 1970 parlons-nous ? Ont-elles signifié la même chose pour Michael Mann et Jerry Schatzberg ? Pour Peter Bogdanovich et Michael Lang, le fondateur de Woodstock ? Pour Stephanie Rothman et Carl Brownfield, programmateur d’une radio locale dans le Nevada ? Ne seraient-elles pas autant un mythe fondateur, dont la société américaine a besoin, qu'une réalité historique et culturelle ?