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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

La séance du jeudi 23 novembre à 18h10 se fera en collaboration avec l’Acid Spectateur.
Lors de ces rencontres Acid, nous discutons en toute simplicité à l’issue du film, l’occasion de donner son avis, de prendre un temps précieux d’échange ensemble.

SANS ADIEU

Christophe AGOU - documentaire France 2017 1h40mn - avec l'incroyable Claudette et d'autres formidables paysans du Forez...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SANS ADIEUC'est un film d'une puissance extraordinaire, une plongée sépulcrale dans la paysannerie du Forez, cette région austère dont le territoire coïncide en grande partie avec celui du département de la Loire. Sans adieu pourrait être le croisement fascinant entre L'Angelus de Millet et La Terre de Zola à ceci près que Christophe Agou, contrairement à Emile, a su trouver le moyen d'exprimer toute sa tendresse envers ses personnages.
Christophe Agou, photographe reconnu, avait beau s'être installé à New York, terre d'artistes par excellence, il n'avait jamais oublié sa ville natale de Montbrison et ses environs. Régulièrement il est revenu dans la Loire et durant 15 ans, avec opiniâtreté, il a rendu visite à ces paysans pour la plupart très pauvres, pour la plupart très âgés, dont le monde se meurt inexorablement. Mais même si Sans adieu n'ouvre guère de perspectives positives sur l'avenir des petits paysans, ses personnages sont tellement truculents, râleurs, vociférants qu'ils nous embarquent dans leur chaos, qu'ils nous font décoller.

On imagine toujours les vieux campagnards taiseux, pourtant Sans adieu est formidablement, merveilleusement bavard. Le film déborde de figures inoubliables : ce vigneron qui ne se remet pas de la disparition de son frère, ce couple d'éleveurs qui peste légitimement contre l'abattage de son cheptel pour une épidémie improbable qui n'est pas arrivée… Mais il y a surtout l'incroyable Claudette, 75 ans, qui porte littéralement le film. Vivant dans un chaos indescriptible qui ferait s'évanouir les tenants hygiénistes de l'agro-industrie, Claudette se débat dans le dénuement le plus total avec l'administration, entretient des conversations téléphoniques ubuesques avec des employées au demeurant fort patientes avec elle, peste contre ce qu'elle entend dans sa télé grésillante dont même Emmaüs ne voudrait pas, aboie contre ses chiens aussi crados qu'elle et avec qui elle vit en symbiose, et quand elle sort de sa cuisine encombrée, elle va nourrir ses poules qui ont une vieille 4L désossée en guise de poulailler. Usée par des années de labeur, Claudette n'a qu'une aspiration : vendre son exploitation invendable pour enfin profiter de quelques dernières années de repos. Mais comment l'imaginer dans un petit pavillon, loin de ses chiens, de ses poules, de ses forêts ?

« Sans adieu » était l'apostrophe qu'envoyait Claudette à Christophe Agou à chacun de ses départs, histoire de conjurer le sort qui pourrait les séparer définitivement. Malheureusement le réalisateur et son héroïne ont tous les deux disparu, le premier emporté précocement par la maladie, la deuxième ne s'étant probablement jamais remise d'avoir quitté son univers pourtant si dur. Et ce magnifique film constitue ainsi un superbe double testament.