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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

Présenté en collaboration avec Le Point de Capiton dans le cadre du cycle Qu’est-ce que le travail ?
Ce magnifique film fleuve de 9h18 sera présenté en quatre parties :
Samedi 25 novembre à 10h30 Rouille 1 suivi à 14h00 de Rouille 2
Samedi 2 décembre à 10h30 Vestiges
La dernière partie, Rails, sera présentée ce samedi 9 décembre à 10h30 .
Pour cette dernière discussion, Simone Molina sera accompagnée par Julien Gélas, auteur, traducteur et spécialiste de la Chine, Caroline Renard, maître de conférence à l’Université d’Aix-Marseille qui a codirigé l’édition de Wang Bing aux Presses Universitaires de Provence et, sous réserve, de Jenny Zang, psychothérapeute chinoise qui devrait arriver avec son mari psychiatre de l’hôpital de Whenzou.

À L'OUEST DES RAILS

WANG BING - documentaire Chine 2003 9h18mn VOSTF - Film en quatre parties : Rouille 1 : 2h04 • Rouille 2 : 1h56 • Vestiges : 2h56 • Rails : 2h15.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

À L'OUEST DES RAILSSi OEdipe en Chine, projeté le mois dernier, vous avait conquis, introduisant ainsi ce grand voyage " dans l’écart entre l’ici et l’ailleurs " (pour citer Simone Molina), À l’ouest des rails de Wang Bing en prolongera la réflexion. OEuvre colossale, considérée comme une oeuvre majeure du XXIe siècle, à l’instar du Shoah de Claude Lanzmann ou du S21 de Rithy Pahn, le jeune cinéaste Wang Bing à l’époque signait une impressionnante saga sur l’agonie d’une région industrielle du nord-est de la Chine.

« Filme cet endroit, il n’en restera bientôt plus rien », lance un homme à celui qui tient la caméra. Nous sommes à Shenyang, ville située dans le nord-est de la Chine. Plus précisément dans l’une des usines qui composent le plus vaste et le plus ancien centre industriel du pays. Né dans les années 1930 avec l’occupation japonaise, reconverti avec l’avènement de la République populaire en 1949, le district de Tie Xi comptait encore à l’orée des années 1980 un million d’ouvriers. En l’espace d’une décennie, cet archipel s’est mis à crouler, les usines d’État à fermer les unes après les autres, condamnées par un nouveau « grand bond en avant » qui délaisse progressivement la classe ouvrière. Rouille 1 et Rouille 2 s’intéressent à l’agonie du dernier haut-fourneau de Tie Xi. La caméra saisit le ventre rougeoyant de l’usine, la pesanteur des gestes répétitifs, toute la matérialité du travail de la fonte, tandis que dans la salle de repos les « plaqueurs sur cuivre » jouent aux cartes, à la recherche d’une martingale qui retarderait l’échéance. Eux aussi sont des matières premières qui seront bientôt fondues dans le nouveau credo qu’ânonne la radio : la modernité, ce sont « internet, les nouvelles technologies et l’actionnariat »…

Dans Vestiges, Wang Bing poursuit sa quête dans le quartier ouvrier de Rainbow Row, construit dans les années 1930 pour accueillir la main-d’œuvre venue travailler en masse dans les usines du district, et menacé de démolition pour bâtir une cité moderne. Des centaines de familles vivent là, parfois sans eau ni électricité, dans l’attente d’une expulsion. C’est l’occasion de cheminer avec des adolescents qui essaient de s’inventer un avenir, et de pénétrer jusqu’au cœur de leurs familles dont le destin demeure suspendu. Rails, enfin, raconte le quotidien des employés de la compagnie de chemin de fer. Malgré les fermetures d’usines, vingt kilomètres de rails assurent toujours le transport des matières premières et des produits manufacturés hors de la ville de Shenyang. La caméra s’attarde sur un couple père-fils bouleversant qui vivent dans un taudis au bord des voies. Le père a connu la Révolution culturelle. Il est un peu la mémoire de cette aventure. C’est un rescapé, doué d’une force vitale stupéfiante, qui survit en récupérant, pour le revendre, ce qu’il trouve au hasard de ses déambulations… (d’après Emmanuel Chicon dans L’Humanité)