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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

EL PRESIDENTE

(La Cordillera) Santiago MITRE - Argentine 2017 1h54mn VOSTF - avec Ricardo Darín, Dolores Fonzi, Erica Rivas, Christian Slater, Elena Anaya, Alfredo Castro...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

EL PRESIDENTEDans le magnifique palais de la Casa Rosada à Buenos Aires, on pénètre à pas de velours, par la porte de service, en se faufilant derrière les employés de maison. Un univers feutré où chacun s’affaire dans les coulisses du pouvoir, rouage d’un mouvement perpétuel infernal à filer le tournis. L’on chuchote, l’on murmure… Si quelques voix s’élèvent, c’est pour mieux entourer le nouveau Président de la République pris dans le tourbillon de cette ruche humaine – à moins que ce ne soit un véritable guêpier ? S’il n’est élu que depuis six mois, celui qui s’est forgé la réputation d’un homme du peuple « normal » pour mieux séduire n’en est pas moins un animal politique aguerri, à l’œil perçant et à l’intelligence acérée. Hernan Blanco (Ricardo Darín, impressionnant), sans avoir à élever la voix, en impose immédiatement. Ses silences retenus, ses sourires énigmatiques, son regard impénétrable font de lui un adversaire au charisme et au sang froid redoutables. Tout cela, les chefs d’États qu’il s’apprête à rencontrer ne le devinent pas encore. Ils ne connaissent de ce nouvel arrivant sur l’échiquier international que les dires des journaleux qui le présentent comme un pion bien inoffensif. Entre nous, voilà une réputation bien pratique pour qui veut protéger sa part de mystère, ses points faibles, son intimité.

Mais est-ce encore possible parvenu à ce niveau-là ? Comment camoufler indéfiniment aux yeux du monde une vie familiale bancale, une fille adorée mais ingérable (Marina), un gendre corrompu et par là même encombrant ? Malgré ses efforts pour être irréprochable, force est de constater que notre président trimballe quelques casseroles qui pendent au-dessus de sa tête comme autant d’épées de Damoclès alors même qu’il s’apprête à faire son entrée dans la cour des grands.

Car Hernan Blanco va représenter l’Argentine lors d’un sommet décisif pour construire une entente économique capitale entre les pays latino-américains. Il a beau s’être préparé des années à l’exercice de l’État, c’est une première impressionnante qui monopolise toute son énergie. Il n’a d’autre alternative que l’excellence, là se jouent, sans doute définitivement, son image et sa carrière politique internationale. Sa fidèle conseillère le suit à la trace, soufflant les anecdotes, les noms, les attitudes à adopter, le dopant, comme un coach sportif, avec tous les moyens du bord. Un petit vol d’avion présidentiel plus tard, voilà Blanco à Santiago du Chili, accueilli en grande pompe par ses pairs. Tout le gratin est réuni dans un hôtel immense perdu au beau milieu de la Cordillère des Andes. Entre le puissant président brésilien à l’initiative du sommet et le redoutable et machiavélique président mexicain, les chefs des États plus modestes n’en mènent pas large et les pourparlers s’annoncent houleux… Sans oublier la présence d’un négociateur américain qui semble vouloir jouer une tout autre partie. Chacun roule à sa façon des mécaniques, intrigue, affiche sa superbe… C’est alors que la sphère privée vient interférer de la manière la plus inopportune. Marina, acculée par son mari qui s’est emparé de l’occasion pour se livrer à un odieux chantage, déboule tel un fou de trop dans un jeu d’échecs. C’est évidemment là que tout bascule dans un registre inattendu, où le thriller psychologique vient s’imbriquer dans l’intrigue politique. Peu-à-peu l’irrationnel s’immisce, et tandis que la tension monte, ces personnes dirigeantes tellement importantes aux yeux du monde semblent rétrécir sous l’œil indifférent des montagnes imposantes et immortelles qui les font paraître ridiculement minuscules. Ceux qui se voulaient blancs comme neige révèlent face à elle leurs âmes noires…

Pour son troisième film et comme dans les précédents (les déjà remarquables El Estudiante et Paulina), Santiago Mitre continue d’explorer de façon réjouissante la sphère du pouvoir. Il le fait en plongeant toujours plus profond dans les intentions qui animent les êtres, questionnant leur attrait pour la puissance, échafaudant une œuvre passionnante tout aussi politique que philosophique.