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Le blog des profondeurs...
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LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS
 Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki. Grand pe...

Procès de la faucheuse de chaises de Carpentras.
 Le 6 février, Nicole Briend, membre d’ATTAC, était convoquée au tribunal correctionnel de Carpentras pour avoir participé à une action collective de désobéissance civile : emprunter 3 chaises à l’agence locale de la BNP, qui devaient être rendues quand la banque aurait fermé toutes ses filiale...

A PART OF US
 Ou une odyssée photographique et toponymique à travers les USA, qui permet de se plonger dans les origines internationales de ce pays. Elle débutera à Amsterdam dans l’État de New York le 5 juin et s’achèvera à Avignon en Californie. Entre temps elle passera par Naples, Paris, China…Réalisée par le...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

L’INTRUSA

Leonardo DI COSTANZO - Italie 2017 1h35mn VOSTF - Avec Raffaella Giordano, Valentina Vannino, Martina Abbate...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’INTRUSAEntre les murs bétonnés des immeubles napolitains et les fusillades de la Camorra, le centre d’accueil pour enfants de Giovanna est un petit paradis de solidarité et d’affection. Les enfants y peignent tous ensemble, fabriquent un lézard géant de papier mâché, tandis que les garçons jouent aux mécanos dans un cyclo atelier. Le nouveau film de Leonardo Di Costanzo est avant tout la peinture extrêmement précise et attentive de ce laboratoire social plein de promesses et d’espoir. Pourtant, le cinéaste revient sur un sujet qui lui est récurrent : la fameuse Camorra. Lorsque Maria, la jeune épouse d’un tueur à gages et ses deux jeunes enfants se réfugient dans le centre, la présence de la Camorra va agir comme un principe révélateur, celui de l’infinie bonté de Giovanna.

Le film tisse ainsi très lentement le conflit entre la morale de Giovanna et le reste du monde, en accordant aussi une grande importance au point de vue de Maria et de sa petite fille Rita. Finalement, c’est le film tout entier qui partage le regard de Giovanna sur ces êtres abîmés par la mafia, dévoilant leur détresse terrible grâce à des situations extrêmement simples – un biberon qu’on ne peut plus chauffer faute d’électricité, un bébé qui pleure, une petite fille qui ne sait plus sourire.

« Au cœur de L’Intrusa, on trouve quelques-uns des “héros” des temps modernes. Des gens dont, selon moi, on ne parle pas assez, eu égard à leur importance sociale et aux problématiques auxquelles ils se confrontent. Des gens qui, en raison de leurs convictions politiques, religieuses ou simplement humanistes, décident de dédier leur vie à une cause sociale. Ils ont à faire avec les pauvres, les déclassés de nos banlieues où le crime organisé est quasi institutionnalisé. En plus d’un intérêt sociologique, ce sont les potentiels narratifs que ces réalités recèlent qui m’attirent. Parce que c’est dans ces contextes qu’une idée de société peut s’inventer, ou davantage encore : une idée de l’Homme. »

Leonardo Di Costanzo avec l’aide de Critikat