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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

L'INSULTE

Ziad DOUEIRI - Liban 2017 1h52 VOSTF - avec Adel Karam, Kamel El Basha, Rita Hayek, Christine Choueiri, Camille Salameh, Dimand Bou Addoud... Scénario de Ziad Doueiri et Joelle Touma. Festival de Venise 2017 : Coupe Volpi du meilleur acteur pour Kamel El Basha.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L'INSULTEVoilà un film d’une intelligence rare, porté par des acteurs remarquables (le prix de Kamel El Basha à Venise n’a pas été volé), qui nous donne des nouvelles d’un pays dont toute l’histoire a été marquée par la violence et la guerre civile, et qui évoque la difficile mais toujours possible réconciliation d’humains aux histoires antagonistes. Et comme souvent dans les films réussis, la grande Histoire se nourrit des petites histoires, celles qu’on pourrait au premier abord juger anecdotiques, voire insignifiantes. Nous sommes à Beyrouth-Est, dans le quartier chrétien et malgré la fin de la guerre dans les années 1990, la géographie de la ville est encore marquée par la juxtaposition des communautés. C’est là que vit et travaille Toni, garagiste de son état, membres des Forces Libanaises, parti chrétien nostalgique du président assassiné Bachar Gemayel, et futur jeune père quadragénaire.



Tout bascule bêtement quand des travaux sont réalisés dans la rue. Yasser, chef de chantier palestinien, veut mettre en conformité les canalisations et couper ce bout de tuyau qui fait dégouliner l’eau du balcon de Toni jusque dans la rue. Opposition énervée du garagiste soupe-au-lait, insulte de Yasser quand Toni brise le raccordement effectué, refus de présenter des excuses… L’engrenage est lancé. Et ce qui, en d’autres contrées à l’histoire moins pesante, se serait arrêté à une banale dispute de voisinage va faire remonter les horreurs du passé (le massacre de Sabra et Chatila par les phalanges chrétiennes alliées d’Israël, les exactions des militants pro-syriens contre des villages chrétiens…) et provoquer bagarres de rues entre belligérants des deux communautés avant de finir devant les tribunaux… et même bien plus haut !
L’Insulte est le premier « film de procès » de l’histoire du cinéma libanais et c’est très important. Ziad Doueiri, citoyen d’un pays où tout s’est le plus souvent réglé par la violence et les jeux de pouvoir, lui même fils d’avocat, a souhaité montrer que le recours à la justice organisée pouvait aussi amener ceux que l’on croyait irréconciliables à aller l’un vers l’autre, à enfin accepter et exorciser le poids du passé. Car derrière le petit conflit, les insultes, les coups, les préjugés que chacun des protagonistes nourrit envers l’autre, il y a des blessures enfouies et tues parce que la fin de la guerre et l’amnistie générale – qui s’est confondue dans le cas du Liban avec l’amnésie générale – n’ont permis à aucune des communautés de formuler ses souffrances. Et on comprend que le combat de chacun est avant tout un combat pour la dignité. Ce que raconte magnifiquement le film, c’est que seule l’intermission de la justice peut apaiser ces souffrances, justice magnifiquement incarnée ici par le duo d’avocats : l’accusé et le plaignant sont défendus par le père et sa fille, opposés devant le tribunal, transcendant ainsi les guerres communautaires.

Il faut savoir que Ziad Doueiri est issu d’une famille sunnite qui paya de son sang le soutien aux Palestiniens alors que sa co-scénariste Joëlle Touma vient elle d’une famille phalangiste chrétienne. Cette magnifique ode à la paix et à la compréhension s’est pourtant trouvée confrontée à la brutalité du réel puisque, de retour au Liban après le Festival de Venise en septembre dernier, Ziad Doueiri a été brièvement arrêté pour collusion avec l’ennemi (traduire Israël) parce que cinq ans auparavant, il s’était rendu en Israël sans autorisation pour son précédent et remarquable film L'Attentat!. Comme quoi au Liban il y a encore du boulot, mais Ziad Doueiri y contribue remarquablement !