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Le blog des profondeurs...
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Verger Urbain V, écrin ou carcan ?
 Vous êtes nombreux à nous questionner sur la soudaine fermeture du passage du Verger Urbain V le soir. C’est le chemin qui vous mène directement  du centre-ville vers le cinéma. Vous êtes nombreux à ne pas comprendre les objectifs de cette décision (nous, pas vraiment non plus), à trouver...

Enseignantes, enseignants
Reprise des séances scolaires en septembre :Nous redémarrons les dispositifs École au cinéma (prévisionnement le samedi 29 septembre pour le 1er trimestre), Collège au cinéma (inscriptions possibles jusqu’au 22 septembre) et Lycéen au cinéma.  Pour les séances hors dispos...

L’AQUARIUS OU LE NAUFRAGE DU BON SENS EUROPÉEN
Chaque année plus de 3000 hommes, femmes et enfants meurent noyés en Méditerranée en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Afin de porter secours à ceux qui fuient pour sauver leur vie, des citoyens européens ont décidé d’agir en créant l’association SOS Méditerranée qui a affrété un...

Le cinéma Utopia à Avignon de 1976 à 1994 une histoire de militantisme culturel et politique
Un livre de Michaël Bourgatte aux éditions Warm   « France, années 70. Anne-Marie Faucon, Michel Malacarnet et leurs compagnons de route inventent à Avignon un lieu atypique et pionnier, où ils souhaitent partager avec le plus grand nombre leur passion du cinéma et de l’échange. Avec pe...

En Avignon, 7 jeunes réfugiés par jour demandent à être mis à l’abri.
La protection des mineurs résidant sur le sol français est un droit constitutionnel. Néanmoins, le Conseil Départemental du Vaucluse, depuis des mois, s’acharne à faire fi des règles de base de la protection de l’enfance. Par souci de maîtrise budgétaire…  Le Collectif de soutien aux mineurs...

LA RONDE

Max OPHULS - France 1950 1h33 - avec Anton Walbrook, Simone Signoret, Serge Reggiani, Daniel Gélin, Danielle Darrieux, Jean-Louis Barrault, Gérard Philipe... Scénario de Jacques Natanson et Max Ophuls, d'après la pièce d'Arthur Schnitzler. Photographie voluptueuse dirigée par Christian Matras.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA RONDEÀ Vienne, un narrateur, le « meneur de jeu », présente une série d'histoires tournant autour de rencontres amoureuses ou « galantes ». Ainsi va la ronde, passant de la fille de joie au soldat, du soldat à la femme de chambre, de la femme de chambre au fils de bonne famille, et ainsi de suite jusqu’à ce que le cercle soit bouclé…

La Ronde est une réflexion désenchantée mais non dénuée d’humour sur la vacuité du sentiment amoureux face au plaisir charnel. Max Ophuls et son complice à l'écriture Jacques Natanson adaptent une pièce de l’Autrichien Arthur Schnitzler, jugée « pornographique » à sa sortie !
Introduite par le personnage du meneur de jeu, inventé par Ophuls, chaque situation met en scène un homme et une femme dans un jeu de séduction où les frontières sociales se voient abolies le temps de l’amour. Mais pour ces amants éphémères, il est toujours trop tôt ou trop tard – le temps et ses contraintes constitue l’un des leitmotivs du film. L’amour est toujours interrompu et les protagonistes contraints de retourner à leurs occupations respectives.
Dans Lola Montes, qu’Ophuls tournera en 1955, l’héroïne déclare : « La vie, pour moi, c’est le mouvement ». Cette maxime peut également s’appliquer à La Ronde car le mouvement semble être le maître mot du film – comme le souligne son titre. Outre le mouvement amoureux, c’est du mouvement cinématographique qu’il s’agit : rien n’est statique, ni les décors, ni les personnages, ni la caméra avec les célèbres travellings à 360° qui ont fait la renommée d’Ophuls.

Premier film de sa grande tétralogie finale qui compte Le Plaisir (1952), Madame de (1953) et Lola Montes, La Ronde est un vrai bonheur de cinéma, d'une élégance, d'une sensualité irrésistibles.