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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

WAJIB, l'invitation au mariage

Écrit et réalisé par Annemarie JACIR - Palestine 2017 1h36mn VOSTF - avec Mohammad Bakri, Saleh Bakri, Maria Zreik, Rana Alamuddin...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WAJIB, l'invitation au mariageC’est un film lumineux qui accomplit la prouesse de décrire avec intelligence toute la complexité du vécu du peuple palestinien tout en restant étonnamment léger et tendre malgré la gravité des sentiments qui affleure souvent. Unité de temps : l’action du film se déroule sur une journée. Unité de lieu : Nazareth, la plus grande ville palestinienne à l’intérieur d’Israël, qui fait se côtoyer 60% de musulmans et 40% de chrétiens. Unité d’action enfin puisque tout le film s’articule autour de la même démarche : Abu Shadi, professeur à la retraite unanimement respecté, et son fils Shadi, jeune architecte exilé à Rome et revenu tout exprès pour l’occasion, font le tour de la ville pour distribuer des cartons d’invitation au mariage de leur fille et sœur, car en Palestine, il serait irrespectueux d’user de la Poste pour ça. C’est le « Wajib », le devoir, qui a une dimension bien plus large et qui représente les contraintes familiales et sociales que chacun s’impose pour vivre en bonne intelligence.



Cette tournée des popotes au volant de la vieille Volvo sans doute chargée de toute l’histoire familiale fait défiler une savoureuse galerie de personnages, invités avec plus ou moins d’enthousiasme – on sent bien que certains ne le sont que par obligation, avec l’espoir à peine dissimulé qu’ils déclineront poliment pour des raisons de force majeure… Nos deux émissaires rencontrent ainsi de lointains cousins à qui le père a fait croire que Shadi était médecin (dans son esprit, c’est une profession plus honorable encore qu’architecte), une amie d’enfance du jeune homme qui ne dirait pas non à un retour de flamme, une vieille admiratrice du professeur qui sait bien qu’il est divorcé depuis des années et qu’il est peut-être un cœur à prendre…
Mais ce qu’il y a de plus beau dans Wajib, c’est la balade dans Nazareth, qui s’impose comme le troisième personnage principal du film, et la relation distendue et conflictuelle entre un père et son fils.

Annemarie Jacir nous immerge dans cette ville arabe au cœur d’Israël, où chrétiens et musulmans coexistent (il est d’ailleurs amusant de constater que chacun s’apprête à fêter Noël, y compris les familles musulmanes), mais où la présence israélienne pèse de tout son poids dans le haut quartier, enclave sécurisée et plus riche qui surplombe la cité. Et on sent bien que cette présence israélienne joue un rôle essentiel dans la relation complexe qu’entretiennent Abu Shadi et son fils. Le père, malgré sa stature et son prestige de professeur, a toujours dû composer avec l’occupant, acceptant la censure des programmes scolaires imposée par les autorités israéliennes, arrangeant les choses avec la police quand son fils était poursuivi pour activités subversives… Ces compromis ont probablement contribué à l’échec de son mariage, son épouse l’ayant fui en même temps que son pays. Son fils est parti lui aussi, il a fait sa vie en Italie, et s’est même fiancé avec la fille d’un dirigeant de l’OLP en exil : le fossé politique est patent entre le père soumis, pragmatique, et le fils idéaliste, en colère face à la situation inacceptable et au conservatisme ambiant. Et le fait que les deux acteurs, Mohammad (légende du théâtre et du cinéma palestiniens) et Saleh Bakri, sont père et fils dans la vie ajoute évidemment à l’authenticité de leur confrontation et à l’émotion qu’elle fait naître.