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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

THE RIDER

Chloé ZHAO - USA 2017 1h45mn VOSTF - avec Brady Jandreau, Mooney, Tim Jandreau, Lilly Jandreau, Leroy Pourier, Tanner Langdeau, James Calhoon Lane Scott, Caemron Wright... Grand Prix – Festival du cinéma américain de Deauville 2017.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE RIDER« Je crois qu’il est très important que le féminisme ne se borne pas à inculquer aux filles qu’elles doivent se montrer plus fortes. Il faut aussi apprendre aux garçons qu’ils ont le droit d’être vulnérables. » Chloé Zhao

Nous avons découvert Chloé Zhao il y a deux ans avec le splendide Les Chansons que mes frères m'ont apprises, immersion dans la vie d'adolescents d'une réserve d'indiens Lakota. Au-delà du sujet passionnant et quasi-inédit dans le cinéma américain, ce qui frappait et bouleversait était le dispositif cinématographique imaginé par Chloé Zhao : plutôt que de faire un documentaire ou une fiction, elle choisissait une voie intermédiaire, construisant avec la communauté lakota le scénario d'une fiction où chacun rejouait son propre rôle, sa propre histoire même quand celle-ci était extrêmement douloureuse (une maison incendiée, le suicide d'un proche, etc.). Et le film prenait de ce fait une dimension impressionnante, dégageant une extraordinaire sensation d'authenticité tout en faisant preuve d'un romanesque digne des meilleurs westerns.



Lors du tournage de ce premier film, Chloé Zhao avait rencontré Brady Jandreau, un jeune cowboy vivant dans la réserve, concurrent émérite de rodéo, dompteur incroyable d'étalons sauvages, un de ces hommes mythiques qui savent parler à l'oreille des chevaux. Un garçon fascinant en soi, une rencontre marquante, mais pas de quoi sans doute en faire un film… Et puis un jour Bradley a fait une mauvaise chute, son cheval a eu la mauvaise idée de lui donner un coup de sabot qui lui a fracassé la boite crânienne, le laissant pour mort. Bradley a survécu mais il lui a été formellement interdit de remonter sur un cheval. Un conseil qu'il a été incapable de suivre, puisque pour lui, monter à cheval est aussi essentiel que respirer ! Cette fois Chloé Zhao tenait son film, un drame qui résume le mythe américain, celui d'un jeune homme qui préfère risquer sa vie plutôt que de ne pas suivre sa destinée.
Dès la première séquence on découvre la cicatrice de Bradley qui partage son crâne en deux. Bradley, le champion de rodéo adulé mais convalescent, qui s'est résolu à accepter un petit boulot de caissier au supermarché. Bradley qui passe des soirées avec ses potes apprentis cowboys, qui évidemment minimisent la gravité de sa blessure et espèrent le voir remonter en selle. Bradley qui revoit, nostalgique, les vidéos de ses exploits alors que sa jeune sœur aimante, probablement atteinte d'un syndrome d'Asperger, lui colle sur tout le corps des autocollants. Mais Bradley qui est aussi lucide quand il rend visite à son meilleur ami, bloqué dans un centre de rééducation, paralysé et en partie mutique, qui lui ne se remettra jamais de sa chute et à qui il rappelle le bon vieux temps : scènes absolument bouleversantes.

The Rider est un film magnifique, à la fois sur le mythe de l'homme américain, ses valeurs, son incapacité à accepter la fragilité, mais aussi à travers lui sur ces gens des états oubliés de l'Amérique profonde qui ont élu Trump pour retrouver par de mauvais moyens et de manière illusoire leur dignité perdue : Chloé Zhao, la jeune chinoise adoptée par l'Amérique, New-yorkaise progressiste, leur rend un très bel hommage, sans amertume. Sa mise en scène est somptueuse, aussi évocatrice quand elle montre en plan large les magnifiques soleils couchants sur les Badlands où apparaissent les cavaliers à l’horizon que lorsqu'elle saisit en plan serré les gestes méthodiques de la préparation des chevaux, les approches tendres de Bradley pour entrer en contact avec un mustang sauvage effrayé.