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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

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APRÈS LA GUERRE

Annarita ZAMBRANO - Italie / France 2017 1h32mn VOSTF - avec Giuseppe Battiston, Charlotte Cétaire, Barbara Bobulova, Fabrizio Ferracane, Maryline Canto... Scénario d'Annarita Zambrano et Delphine Agut.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

APRÈS LA GUERREAprès la guerre fait écho aux années de plomb italiennes et à la blessure entre la France et l’Italie qui en a résulté, souvent méconnue, qui s’organisait autour de ce qu’on appelle la « Doctrine Mitterrand ». En 1985, François Mitterrand avait en effet promis de ne pas extrader les terroristes italiens réfugiés en France (idem pour les Basques et les Irlandais) à condition qu’ils acceptent de changer de vie et d’abandonner la lutte armée. Ce choix politique avait été perçu par l’Italie comme une trahison, laquelle voyait la France bien plus comme un vivier d’ex-terroristes que comme un pays aux racines et valeurs communes… C’est ainsi que la France protégea officiellement des centaines de personnes poursuivies. Et cela jusqu’en 2002, époque où une recrudescence inattendue d’attentats perpétrés en Italie par le Parti Communiste Combattant (le BR-PCC), groupe revendiquant une parité avec les Brigades Rouges, rouvre la polémique. Le gouvernement italien saute immédiatement sur l’occasion et relance sa chasse aux terroristes. Résultat : un ancien militant de gauche, condamné en Italie et devenu entre-temps professeur de Sciences Politiques à Paris VIII, est extradé vers l’Italie en 2002, date à laquelle commence le film… Au moment même où le refus de la loi travail explose dans les universités.



On l’aura compris : la période est trouble, soumise à des soubresauts de violence qui finissent par déboucher sur l’assassinat d’un juge. Marco, ex-militant d'extrême gauche, condamné pour meurtre et réfugié en France depuis 20 ans grâce à la Doctrine Mitterrand, est soupçonné d’avoir commandité l'attentat. Forcément, avec un tel casier judiciaire, le gouvernement italien ne perd pas une minute pour demander son extradition… Et puis, quand une journaliste française l’interviewe sur son passé activiste, il ne manifeste ni regrets pour les crimes passés, ni indignation pour l’attentat qui vient d’avoir lieu… Autant dire qu’il n’a rien d’un repenti et tout d’un homme à abattre, qui doit payer pour ses erreurs passées. Sauf que Marco a depuis refait sa vie, une vie qui ne le concerne plus uniquement : il a une fille de 16 ans, Viola, qui se retrouve malgré elle à affronter l’épée de Damoclès que son père a sur la tête. Ce père écrasant, qui prend toute la place, l'étouffe et l’empêche d’être libre. Voilà qu’avec lui, elle doit prendre la fuite et vivre en ermite, retranchée dans une immense forêt, loin du monde, loin des autres. Mais Marco, qui pensait ainsi fuir la justice, ne se doute pas encore qu’il aura en face de lui la plus redoutable des juges : sa propre fille. Car tout se jouera autour de la manière dont elle cherchera à s’émanciper d’une histoire qu’elle n’a pas choisie… Même si cela doit mener à la chute de sa famille. Non c'è che dire : L’Enfer de Dante n’est pas une œuvre italienne pour rien… Terre de beauté, terre de tragédie…

Fresque familiale qui explore la complexité morale d’une histoire privée ancrée dans une histoire nationale et politique, Après la guerre a le mérite d’interroger aussi bien le rôle de la justice que d’apporter un éclairage sur une période confuse, à la source de beaucoup de rage et de souffrance, encore perceptibles aujourd’hui. De tous les questionnements que le film soulève, nous retiendrons cette interrogation de la réalisatrice : « Quelqu’un s’est-il jamais demandé ce que toute cette violence a provoqué en nous ? »