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Verger Urbain V, écrin ou carcan ?
 Vous êtes nombreux à nous questionner sur la soudaine fermeture du passage du Verger Urbain V le soir. C’est le chemin qui vous mène directement  du centre-ville vers le cinéma. Vous êtes nombreux à ne pas comprendre les objectifs de cette décision (nous, pas vraiment non plus), à trouver...

Enseignantes, enseignants
Reprise des séances scolaires en septembre :Nous redémarrons les dispositifs École au cinéma (prévisionnement le samedi 29 septembre pour le 1er trimestre), Collège au cinéma (inscriptions possibles jusqu’au 22 septembre) et Lycéen au cinéma.  Pour les séances hors dispos...

L’AQUARIUS OU LE NAUFRAGE DU BON SENS EUROPÉEN
Chaque année plus de 3000 hommes, femmes et enfants meurent noyés en Méditerranée en tentant la traversée sur des embarcations de fortune. Afin de porter secours à ceux qui fuient pour sauver leur vie, des citoyens européens ont décidé d’agir en créant l’association SOS Méditerranée qui a affrété un...

Le cinéma Utopia à Avignon de 1976 à 1994 une histoire de militantisme culturel et politique
Un livre de Michaël Bourgatte aux éditions Warm   « France, années 70. Anne-Marie Faucon, Michel Malacarnet et leurs compagnons de route inventent à Avignon un lieu atypique et pionnier, où ils souhaitent partager avec le plus grand nombre leur passion du cinéma et de l’échange. Avec pe...

En Avignon, 7 jeunes réfugiés par jour demandent à être mis à l’abri.
La protection des mineurs résidant sur le sol français est un droit constitutionnel. Néanmoins, le Conseil Départemental du Vaucluse, depuis des mois, s’acharne à faire fi des règles de base de la protection de l’enfance. Par souci de maîtrise budgétaire…  Le Collectif de soutien aux mineurs...

2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE

(2001, A SPACE ODYSSEY) Stanley KUBRICK - USA 1968 2h29VOSTF - avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester, Daniel Richter, Léonard Rossiter, Hal 9000... Scénario d'Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. VERSION RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

2001 : L’ODYSSÉE DE L’ESPACE« … Une expérience visuelle qui évite toute catégorisation et pénètre directement dans l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique… » Stanley Kubrick

On ne va pas s'amuser à gloser sur 2001, on n'en finirait pas. Le film pose tellement de questions, ouvre tellement de pistes, provoque une telle fascination, un tel ébahissement qu'il est humainement impossible d'en faire le tour. Comme l'écrivait bien Serge Kaganski dans Les Inrockuptibles : « Le seul film du monde garanti absolument inépuisable puisqu'il ne deviendra obsolète que le jour où l'on aura prouvé l'existence de Dieu ou alors répondu au grand triptyque : “qui somme-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?” On conviendra que ce n'est pas demain la veille… »



Non seulement on en convient mais on s'en réjouit parce que ça veut dire qu'on va pouvoir continuer à revoir inlassablement ce « western spatial qui s'agrandit jusqu'aux dimensions d'un conte métaphysique » (Jean-Louis Bory), ce « Luna Park de l'infini » (Claude Mauriac), ce « film scientifique, prophétique, métaphysique, film musical et d'aventure qui se meut à l'aise dans la quatrième dimension, celle de la poésie. » (Pierre Billard)… Quant à ceux qui vont avoir le bonheur intense de le découvrir pour la première fois, ils peuvent s'attendre à un des grands chocs de leur vie de spectateur de cinéma (on parle d'expérience). De l'aube de l'humanité, avec ses grands singes qui découvrent l'usage de l'arme, jusqu'au-delà de l'infini où l'homme continue à se trouver inéluctablement confronté à la vieillesse et à la mort (mais aussi à la renaissance, avec cette idée extraordinaire du « foetus astral »), en passant par l'aventure de la conquête spatiale avec ses grandeurs et ses ridicules, Kubrick et Arhtur C. Clarke embrassent la destinée humaine. Ils ne proposent aucune interprétation facile, aucune lecture simplificatrice, aucune réponse rassurante à l'interrogation fondamentale sur le sens de notre existence. La seule certitude qu'on retire du film, c'est qu'on n'est sûr de rien, que notre présence au monde est fondée sur un insondable mystère.

Et c'est là qu'intervient la trouvaille sans doute la plus géniale : le fameux monolithe noir qui apparaît à chaque époque du film. Comme dit encore Kaganski : « Doigt de Dieu ? Pierre philosophale ? Hallucination récurrente ? Porte de la perception ? Matérialisation du sens ou de la pensée ? Sans doute tout cela et plus, si affinités. Avec sa forme parfaite, son opacité infranchissable, sa nature de pure surface, le monolithe est devenu le plus beau Kubrick's cube, la figure parfaite de 2001, grand monolithe de l'histoire du cinéma… » A part ça, 2001 reste un fabuleux spectacle, qu'on peut apprécier en toute naïveté, en toute béatitude.