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NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

ROULEZ JEUNESSE

Julien GUETTA - France 2018 1h24mn - avec Éric Judor, Laure Calamy, Brigitte Roüan, Philippe Duquesne, Déborah Lukumuena...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ROULEZ JEUNESSENotre ami Éric a quarante trois ans. Sa trogne dans ce film nous est familière. Pour l'avoir vu à l'écran dans des films souvent impossibles qui ne passent guère dans nos salles. Nous voilà donc satisfaits aujourd'hui d'honorer enfin sa bonne bouille dans un film qui est comme un instantané de la vie comme elle va, c'est à dire : ni très forcément drôle, ni très forcément triste, mais juste comme il faut pour illuminer son bout de chemin.
Son boulot à lui, Éric, dans cet opus, c'est dépanneur. Un mot qui ferait presque figure d'anachronisme dans une société du chacun pour soi et que l'on sait aujourd'hui débarrassée des figures tutélaires de l'abbé Pierre et de Coluche. Notre homme, lui, n'est débarrassé de rien et surtout pas de ce qui fait le « vivre ensemble ». La joie simple d'exercer un boulot que l'on sait utile aux autres. Et ce boulot, notre Éric l'accomplit dans une toute petite entreprise gérée par sa maman qui réclamerait volontiers un peu plus de professionnalisme à son fiston. A savoir : s'en tenir au pied et à la lettre à des objectifs que s'est fixée une société banalement inscrite au registre du commerce.

Avouons-le, l'esprit dans lequel s'inscrit notre Alex (en fait, dans Roulez jeunesse, Éric s'appelle Alex) déborde un tantinet du cadre purement bureaucratique tant il s'agit d'aller au devant des gens qui sont dans la panade, largués dans des situations impossibles, à des heures impossibles, au volant de bagnoles arrivées au bout du rouleau. Rien pourtant ne peut altérer la bonne humeur et la générosité naturelle de ce Saint-Bernard du macadam, à qui il ne manque que le petit tonneau de rhum autour du cou, ni cette vieille dame qui veut en profiter pour lui fourguer à tout prix l'une de ses deux filles en mariage, ni l'insolvabilité prévisible de beaucoup de ses clients. Alex est un gentil chronique comme il n'en existe que chez les pauvres et jamais chez les Bolloré.
Mais chaque chose venant en son temps, châtiment ou récompense selon les plans du Très Haut, il finit par en arriver une bien bonne à ce gentil en quête de bonne action : l'apparition, un jour entre chien et loup, de la plus improbable des BA et plus diaboliquement encore de la plus improbable des BO (bonnes occasions), en l'occurrence celle d'une créature en détresse affublée du plus minus des mini-shorts et de la plus craquante frimousse que l'ordonnateur de toutes choses puisse concevoir. Écervelée au point d'avoir fourré du gazoil dans son réservoir d'essence sans plomb…

Roulez jeunesse démarre sur un rythme de comédie échevelée… mais peu à peu le réalisateur nous emmène sur un autre terrain, plus grave, plus nuancé, nourri aussi de situations tragiques. Le personnage d'Éric s'enrichit en profondeur et en complexité, comme d'ailleurs tous ceux qui l'entourent : Philippe Duquesne, Brigitte Roüan, les enfants qui sont au cœur de l'histoire… tous sont excellents, tour à tour agaçants d'énergie, drôles, émouvants, et même davantage.