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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

BLOOD SIMPLE

Écrit et réalisé par Ethan et Joel COEN - USA 1984 1h36 VOSTF - avec Frances McDormand, John Getz, Dan Hedaya, M. Emmet Walsh... VERSION RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BLOOD SIMPLEC'est le tout premier film des frères Coen, qui avait été un sacré choc à sa sortie il y a plus de trente ans – le distributeur de l'époque avait dégoté un titre français dont il n'était pas peu fier : Sang pour sang ! – et qui ma foi tient remarquablement le choc. Un vrai bonheur de film, un vénéneux régal, un délicieux morceau d'impertinence cynique, de provocation perfide, d'ironie sournoise… Succulente variation entre le banal quotidien et l'exceptionnel horrible, exécutée avec un brio sans pareil par les deux frères sus-nommés, aussi drôles que méchants, aussi fantaisistes que sarcastiques.

Il fait nuit, il tombe des cordes. Sur fond de balais d'essuie-glaces, deux visages se dessinent en ombre chinoise, éclairés en courant alternatif par les phares des rares voitures croisées sur cette petite route texane. Le désir de l'homme et de la femme est tangible, il a le lourd parfum du péché, de l'interdit. Les mots s'étranglent, les voix se nouent : ça sent l'adultère à plein nez.

L'homme est l'employé du mari, un jaloux répugnant et sans dignité qui tient un bar miteux en ruminant sa vengeance… L'époux bafoué engage un détective privé immonde et gras pour exécuter à sa place les basses besognes. Plus retors et plus malsain que ce privé-là, ce n'est pas imaginable, mais il a un sens de l'humour typiquement texan qui n'est pas pour rien dans le charme du film. Voilà, les personnages sont en place pour le quadrille funèbre… Peut alors commencer le ballet époustouflant : les personnages vont s'épier, prêts à s'entre-tuer pour une banale histoire de fesses qui va virer au drame sanglant. Les événements s'enchaînent sous les pulsions imprévisibles d'individus à la fois primaires et tordus. C'est biscornu, déroutant, et les moments les plus affreux sont aussi les plus jubilatoires. C'est bourré d'imagination et de fantaisie, et quand les lumières se rallument, on est déçu d'être déjà au bout…