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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

SOLLERS POINT - BALTIMORE

Écrit et réalisé par Matt PORTERFIELD - USA 2018 1h41mn VOSTF - avec McCaul Lombardi, Jim Belushi, Zazie Beetz, Tom Guiry...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SOLLERS POINT - BALTIMOREBaltimore est à Matt Porterfield ce que New York était à Martin Scorsese ou à Woody Allen avant qu'ils ne s'internationalisent : le creuset de ses films, une source inépuisable d'inspiration et l'élément déterminant qui donne chair et âme à ses histoires. Vous avez peut-être déjà vu chez nous Putty Hill ou I used to be darker, ses deux films précédents (disponibles en Vidéo en Poche), qui se déroulaient naturellement dans cette ville portuaire du Maryland et qui s'attachaient à des personnages « ordinaires », issus des classes moyennes ou populaires, ceux-là même qui vivaient dans le quartier où a grandi le réalisateur, descendant d'immigrés venus au début au début du siècle travailler dans la sidérurgie, qui assura la relative prospérité de la ville avant de s'effondrer et de la transformer en terrain du chômage de masse.



Keith, 24 ans, revient chez son père à Sollers Point (quartier du Sud-Est de Baltimore, jadis haut-lieu de l'industrie sidérurgique et désormais enclave afro-américaine) après un petit séjour en prison. Keith n'en a pas fini avec la justice, il reste sous surveillance et doit porter un bracelet électronique à la cheville pour quelques mois. On comprend qu'il a jusqu'à présent gâché sa vie, qu'il a été abandonné par sa copine qui ne devait plus supporter ses errements et son comportement cyclothymique. Sans emploi viable, sans perspective aucune, comment retrouver une petite place dans le monde, coincé dans sa chambre d'adolescent où il tourne en rond en écoutant du métal à fond, entre un père trop présent, avec lequel il a toutes les peines à cohabiter, et les membres du gang local qu'il a croisés en prison et qui veulent l’entraîner vers de nouveaux méfaits, agitant sous son nez la tentation facile du deal pour gagner quelques sous ?
Porté par une très belle mise en scène qui restitue magnifiquement l'atmosphère collective du quartier aussi bien que les sentiments, les questionnements, les tâtonnements individuels de quelques personnages très attachants, le film est sublimé par l'interprétation remarquable et le charisme du jeune McCaul Lombardi (vu l'an dernier dans l'épatant Patti Cakes). Il forme avec l'étonnant Jim Belushi un duo fils-père dont la relation est aussi compliquée qu'émouvante, notamment dans cette très belle scène où le père, protecteur mais à bout de nerfs, tente de convaincre l'ex petite amie de ne pas porter plainte contre son fils. Le regard que Matt Porterfield porte sur eux et sur quelques figures de leur entourage – pas forcément des enfants de chœur ! – est d'une permanente justesse, faisant preuve d'autant de lucidité que de compréhension, écartant tout jugement, tout manichéisme. Sollers Point – Baltimore est un film profondément authentique, profondément honnête, c'est pour cela qu'il nous touche autant.