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Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

PREMIÈRE ANNÉE

Écrit et réalisé par Thomas LILTI - France 2018 1h32 - avec Vincent Lacoste, William Lebghil, Michel Lerousseau, Darina Al Joundi, Benoit Di Marco, Graziella Delerm...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PREMIÈRE ANNÉEFilm après film, Thomas Lilti nous pique dans la même veine ! Après son brillant Hippocrate, son touchant Médecin de campagne, voici son œuvre peut-être la plus intime, tout aussi palpitante et bourrée d’humour que les précédentes, mais plus tendue, pleine de suspense. Avec Première année (il s’agit bien sûr de la PACES, Première Année Commune des Études de Santé), le réalisateur continue à disséquer avec brio et aisance le premier métier qu’il a exercé et aimé (qu’il aime encore !), celui de médecin. En centrant son intrigue sur le concours qui donne accès à la fac de médecine, il revient aux sources, celles dans lesquelles on se plonge pour se gorger goulûment de savoir.



Mais forcément, la description n’en restera pas là. Dans les coulisses de ce prestigieux cursus, se cache un univers impitoyable. Chaque étudiant connaît le prix à payer et sait que l’attend un véritable parcours du combattant, une course effrénée à la réussite, fût-ce au détriment des autres et un peu de soi-même. Ainsi germent, dans les amphithéâtres surpeuplés, les ferments d’intrigues qui n’ont rien à envier aux tragédies grecques. C’est une guerre ouverte que les carabins doivent livrer à armes inégales, une guerre au plus fort de laquelle on se demandera si l’humanité va en ressortir triomphante ou laminée par une compétition féroce qui fait plus appel au cerveau reptilien qu’à l’intelligence du cœur. Il est assez sidérant de constater que les premiers pas des futurs soignants, au lieu de valoriser l’empathie qui leur sera indispensable dans leur éventuelle carrière, les conduisent à la faire taire à tout prix. Il devient vite évident que le système éducatif qui forme nos élites est bel et bien tombé sur la tête. Si Thomas Lilti le décrit comme une véritable « boucherie pédagogique », il nous convie en parallèle à une chouette aventure humaine, aux prémices d’une amitié aussi exaltante qu’une grande histoire d’amour. Ce qui n’enlève rien à la portée politique et sociale de son analyse, subtile et cinglante.

Va savoir pourquoi les choses se goupillent soudain étonnamment limpides, sans qu’on les ait provoquées. Ainsi la rencontre entre Antoine et Benjamin : dès qu’ils posent leurs fesses sur le même banc d’un amphi survolté, s’impose une complicité spontanée entre ces deux-là qui la seconde précédente ne se connaissaient pas. Très rapidement ils décident de s’entraider pour apprendre, réviser, ne se lâchant plus d’une semelle, s’épaulant, malgré la concurrence enragée qui règne entre les étudiants et qui n’incite guère à la solidarité. Au milieu de cette jungle frénétique, nos deux comparses font figure de deux bisounours indisciplinés. Le tandem est pourtant improbable : Antoine le multi-redoublant qui, malgré les embûches, s’acharne par conviction profonde et Benjamin, tout juste bachelier, fils de chirurgien pour lequel tout semble si facile… Tiens au passage, Benjamin, c’était aussi le prénom du héros d’Hippocrate ainsi que le second prénom du réalisateur… et notre petit doigt nous dit que ce n’est pas une simple coïncidence : cette pure fiction qui n’est pas autobiographique est tout de même ancrée dans une belle part de réalité et truffée d’expériences vécues.

Le duo Benjamin/Antoine est brillamment interprété par William Lebghil et Vincent Lacoste. Ils déploient une panoplie de jeu impressionnante, nous font vibrer avec les angoisses, les incertitudes, les jalousies, la joie juvénile de ces grands gosses exaltés sur les épaules desquels va reposer la lourde responsabilité de la vie ou de la mort de futurs patients, celle de réparer « les conneries de la nature ». C’est beau, c’est chaleureux, généreux, truffé de questions sous-tendues, notamment la prédestination des milieux sociaux dont on vient… Et tant d’autres subtilités impossibles à vous narrer ici.