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CHANTER RÉGÉNÈRE !
En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

THE SPY GONE NORTH

Écrit et réalisé par Jong-bin YOON - Corée du Sud 2018 2h21 VOSTF - avec Jung-min Hwang, Sung-min Lee, Ji-hoon Ju, Jin-woong Jo... L'ÉTRANGE FESTIVAL 2018 : Grand Prix du Jury et Prix du Public.

Du 14/11/18 au 04/12/18

THE SPY GONE NORTHPrenant place au début des années 90, The Spy gone north débute de manière efficace en envoyant en mission l’agent sud-coréen See Young s’infiltrer en Corée du Nord afin de dénicher une information capitale au sujet de l’arme nucléaire. À cet instant, la Corée du Sud est dans le flou total : les voisins du Nord seraient-ils déjà en sa possession ? La première partie du film, très immersive, nous rappelle instantanément l’époque du thriller paranoïaque des années 70. See Young devra devenir un homme d’affaires et la moindre erreur pourrait lui coûter très cher. Dès son arrivée en Corée du Nord, il sait pertinemment qu’il va être surveillé, d’où les nombreux micros cachés un peu partout qu'il a trouvés dans sa chambre d’hôtel. Pour ferrer le gros poisson, il devra jouer double jeu afin de solidifier toujours plus une couverture très fragile, quitte à flirter avec la mort.



Cette histoire – vraie – dite de l’espion appelé « Black Venus », passionnante au demeurant, s’avère bien vite une sorte de prétexte pour mieux plonger au cœur des relations glaciales entre les deux Corées. Le Nord nous est montré en guerre, sous le joug de la dictature qui y règne encore aujourd’hui, tandis que le Sud tente de faire bouger les choses, de se développer et de prospérer. Alors que le stratagème commercial porte ses fruits et que l’agent See Young approche finalement le général Kim-Jong-Il (père de l’actuel Kim-Jong-Un), la mission va prendre une tout autre tournure lorsque les masques commencent à tomber. Ces échanges avec le général sont travaillés dans la mise en scène tout en tension, alors qu’un ou deux éléments penchent du côté du burlesque, mélange détonant dont est coutumier le cinéma coréen. La ressemblance du comédien interprétant le général est bluffante et la reconstitution impeccable.

Ample, de par sa longueur et le lyrisme de sa mise en scène, assez éloigné des polars retors et violents qui sont également la marque du cinéma coréen, ce Spy gone north se savoure en tant que leçon d’histoire traitée à la manière d’un pur film d’espionnage à l’ancienne, où les filatures et les champs/contre-champs serrés remplacent les courses-poursuites et les bastons. Le film s'impose ainsi comme l’un des rares et des meilleurs à traiter des relations complexes entre les deux Corées depuis le Joint Security Area de Park Chan-Wook, programmé chez nous l'été dernier.