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Le blog des profondeurs...
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Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

THE SPY GONE NORTH

Écrit et réalisé par Jong-bin YOON - Corée du Sud 2018 2h21 VOSTF - avec Jung-min Hwang, Sung-min Lee, Ji-hoon Ju, Jin-woong Jo... L'ÉTRANGE FESTIVAL 2018 : Grand Prix du Jury et Prix du Public.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE SPY GONE NORTHPrenant place au début des années 90, The Spy gone north débute de manière efficace en envoyant en mission l’agent sud-coréen See Young s’infiltrer en Corée du Nord afin de dénicher une information capitale au sujet de l’arme nucléaire. À cet instant, la Corée du Sud est dans le flou total : les voisins du Nord seraient-ils déjà en sa possession ? La première partie du film, très immersive, nous rappelle instantanément l’époque du thriller paranoïaque des années 70. See Young devra devenir un homme d’affaires et la moindre erreur pourrait lui coûter très cher. Dès son arrivée en Corée du Nord, il sait pertinemment qu’il va être surveillé, d’où les nombreux micros cachés un peu partout qu'il a trouvés dans sa chambre d’hôtel. Pour ferrer le gros poisson, il devra jouer double jeu afin de solidifier toujours plus une couverture très fragile, quitte à flirter avec la mort.



Cette histoire – vraie – dite de l’espion appelé « Black Venus », passionnante au demeurant, s’avère bien vite une sorte de prétexte pour mieux plonger au cœur des relations glaciales entre les deux Corées. Le Nord nous est montré en guerre, sous le joug de la dictature qui y règne encore aujourd’hui, tandis que le Sud tente de faire bouger les choses, de se développer et de prospérer. Alors que le stratagème commercial porte ses fruits et que l’agent See Young approche finalement le général Kim-Jong-Il (père de l’actuel Kim-Jong-Un), la mission va prendre une tout autre tournure lorsque les masques commencent à tomber. Ces échanges avec le général sont travaillés dans la mise en scène tout en tension, alors qu’un ou deux éléments penchent du côté du burlesque, mélange détonant dont est coutumier le cinéma coréen. La ressemblance du comédien interprétant le général est bluffante et la reconstitution impeccable.

Ample, de par sa longueur et le lyrisme de sa mise en scène, assez éloigné des polars retors et violents qui sont également la marque du cinéma coréen, ce Spy gone north se savoure en tant que leçon d’histoire traitée à la manière d’un pur film d’espionnage à l’ancienne, où les filatures et les champs/contre-champs serrés remplacent les courses-poursuites et les bastons. Le film s'impose ainsi comme l’un des rares et des meilleurs à traiter des relations complexes entre les deux Corées depuis le Joint Security Area de Park Chan-Wook, programmé chez nous l'été dernier.