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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

BOHEMIAN RHAPSODY

Bryan SINGER - USA 2018 2h15 VOSTF - avec Rami Malek, Gwilym Lee, Lucy Boynton, Ben Hardy, Joseph Mazzello, Aidan Gillen... Scénario d'Anthony McCarten.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BOHEMIAN RHAPSODYPour y trouver son compte et même y prendre un vrai plaisir, il faut prendre ce Bohemian Rhapsody pour ce qu’il est, une fiction qui va parfois vite en besogne, fait des impasses, raconte une histoire, l’enjolive où il faut, rabote certains angles, en met d’autres en valeur, parsème la vérité d’anecdotes piquantes… C’est tout l’art de conter : ne pas perdre le public en route, le tenir en haleine jusqu’au bout, le faire rêver. Le pari est assez réussi.



Rami Malek campe un Freddie Mercury (né Farrokh Bulsara en 1946 dans le protectorat de Zanzibar) touchant, plein d’humour, tout à la fois puissant et fragile. Le film nous plonge dans ses origines culturelles, cultuelles, sociales, familiales, avant qu’il ne devienne une icône intouchable. Une vie qui démarre comme un conte de fées : le petit canard atypique, parfois malmené, découvrira bientôt qu’il peut déployer des ailes de cygne. Si le film ne fait pas son fond de commerce du racisme, de l’homophobie, de la difficulté à assumer ses différences à cause de la peur du rejet… il ne les tait pas. Tout cela reste présent dans le creux de nos têtes comme de vieux démons tapis dans l’ombre. On entend le mal-être de Freddie qui lui collera toujours aux basques, ses incertitudes, son besoin de se sentir aimé, mais ce qu’on voit surtout, c’est sa part lumineuse, sa force vitale époustouflante, son côté visionnaire, analytique. On se régale de découvrir son entourage, les membres du groupe Queen en action, leur symbiose, leurs agacements aussi. Si le scénario fait des ellipses, change la chronologie des choses pour donner plus de tension au récit, son efficacité nous donne l’envie d’aller creuser plus loin. On apprécie qu’il garde des parts d’intimité, ne joue pas trop sur la corde sensible et ne sombre pas dans un voyeurisme facile.

Et puis il y a cette fin tragique de anti-héros mort trop tôt, sans savoir qu’il fallait se protéger, quand le mot Sida n’avait même pas encore été inventé. Cette fin qui se transforme en victoire sur les préjugés et la bêtise, qui se termine par cette chanson prophétique qui résume en quelques lignes toute une existence, les combats d’une vie, nous exhorte à ne jamais baisser les bras et prend en regard du récit toute son ampleur : « We are the champions, my friends ! »