LA GAZETTE
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Pour ce film encore deux séances supplémentaires, le jeudi 18/04 à 14h40 et le lundi 22/04 à 12h30.

STILL RECORDING

Saeed AL BATAL et Ghiath AYOUB - documentaire Syrie 2018 2h05VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

STILL RECORDINGOn ne sait jamais vraiment qui tient la caméra, dans Still recording. Au cours de combats de l'Armée syrienne libre pour prendre Douma au régime de Bachar-el-Assad en 2012, ou dans les appartements de Damas, tout proches, les images sont saisies à la volée, souvent en marchant, quand l'appareil n'est pas simplement posé par terre ou, comme dans la première et la dernière séquences, lâché à cause d'un tir qui tue – c'est le hors-champ, non révélé, des images d'ouverture – ou qui blesse le cameraman. Le générique donne la liste des huit opérateurs qui ont, des débuts de la révolution syrienne en mars 2011 et jusqu'en 2015, pris les images composant la mosaïque chaotique du documentaire…

La caméra passe de mains en mains, que ce soit au milieu des ruines, dans une soirée entre amis ou à la toute fin de l'émouvant dernier plan, qui donne son titre au film, lorsqu'un homme dont on ne verra pas le visage ramasse l'appareil abandonné par l'opérateur blessé pour constater qu'il « enregistre toujours ».
Le passage de relais, aussi fait d'interpellations – tel combattant, telle femme passant par là demandent à être filmés – d'amitiés et de brèves rencontres, suffit à cimenter cette chronique dispersée de la guerre civile, amalgamant des situations en apparence éloignées par des raccords qui ne font que respecter des voisinages réels… Un plan stupéfiant éclaire brusquement, au milieu du film, l'invraisemblable proximité entre la vie ordinaire de Damas et les tirs qui font rage dans son immédiate banlieue, Jobar : depuis un immeuble dévasté par les bombes, on voit, au téléobjectif, le trafic tranquille de la ville. On bascule pareillement du quotidien de quelques étudiants en Art de la capitale à un enterrement de dizaines de cadavres dans une fosse commune, ou d'une soirée passée par un sniper de l'Armée syrienne libre à danser chez lui sur du rap au même se mettant en embuscade, quelque part dans Douma.

Comment vivre et lutter dans la schizophrénie guerrière ?… Enserrant Damas et Douma dans un même labyrinthe tremblant, Still recording dresse ainsi, en creux, l'image sensible d'un pays qui cherche d'abord à se réconcilier avec lui-même.

(C. Béghin, Cahiers du cinéma)