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30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du 17 décembre !
Vendredi 16 décembre en fin d’après-midi, le marché de Noël solidaire de Rosmerta ! Samedi 17 décembre en début d’après-midi, notre AG suivie d’une grosse fête !Et dimanche 18 décembre, on participe à la Journée Internationale des Migrants.... Lire Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

LEO (Liaison Est Ouest) : la lutte paie
Au cœur de l’été, l’état a fait paraître un arrêté retirant le projet de la LEO dans les conditions proposées, suite au recours contentieux déposé par ses opposants l’été précédent. Il reconnaît sans le dire les errements et aberrations d’un projet obsolète, vieux de 30 ans mais néanmoins bâclé, et ...

HARKA

Écrit et réalisé par Lofty NATHAN - Tunisie 2022 1h22 VOSTF - avec Adam Bessa, Salima Maatoug, Ikbal Harbi, Najib Allagui...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HARKALe film est d’abord la révélation d’un acteur : Adam Bessa. Un visage inoubliable, fauve, comme sculpté dans les reliefs des terres ancestrales d’Afrique du Nord. Un regard noir et perçant qui vient frapper de plein fouet la lumière du soleil tunisien. Une étoile montante et brillante donc, à l’image de cette nouvelle génération de cinéastes venus (ou originaires) du Maghreb qui nous enchantent avec des films solaires, engagés et courageux, reflets de l’Histoire récente de leurs pays.

Ali, le jeune héros de Harka, mène une existence faite de débrouilles, en vendant de l’essence de contrebande au marché noir ou au bord des routes, dans les quartiers de la ville de Sidi Bouzid en Tunisie. Le peu d’argent qu’il gagne, il le planque dans une maison à l’abandon car Ali a un projet. Il veut partir pour s’arracher de sa condition entièrement tournée vers la rue, sans autre avenir que le jour suivant.



Un exil quoi qu’il en coûte, pour s’extraire de la misère étouffante, de la corruption (notamment policière) encore trop présente, qui gangrènent une partie de son pays et étouffent son quotidien.
Dix ans après les espoirs du Printemps Arabe, pour lui les promesses de la révolution sont hors d’atteinte. Il le sait, il le vit. Alors il s’accroche à cet espoir, qui n’en est pas un, pour ne pas sombrer dans la dépression ou se résigner à son sort, comme ce grand frère parti sur la côte, à Hammamet, pour travailler comme serveur auprès d’une riche clientèle européenne.
Mais quand survient brutalement la mort de son père malade, cela bouleverse les plans du jeune homme. Ali se retrouve tout à coup seul à devoir s’occuper de ses deux sœurs cadettes, livrées à elles-mêmes dans une maison familiale dont on menace de les expulser. Face à cette soudaine responsabilité et aux injustices à répétition auxquelles il est confronté, face à l’indifférence de la société et à l’incapacité pour lui de trouver des solutions, Ali épuisé, craque et s’éveille à la colère, la révolte.

« Harka » a deux significations en arabe. La première est « brûler ». Et l’histoire d’Ali s’inspire de Mohamed Bouazizi, dont l’acte d’auto-immolation, à Sidi Bouzid justement, a été l’un des catalyseurs du Printemps Arabe en Tunisie… La seconde, en argot tunisien, désigne un migrant qui traverse illégalement la Méditerranée.
Tourné en décors naturels, Harka dépeint le quotidien sans espoir d’une jeunesse désemparée. Une génération qui, plus de dix ans après la révolution, essaie toujours de se faire entendre. Ce film, d’une grande maîtrise formelle, en est le témoignage précieux et nécessaire. Un appel bouleversant au réveil des consciences dont le cinéma se fait, encore une fois, la plus belle des chambres d’écho.