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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

Dernier Ciné trico'thé de la saison !
On se retrouve le samedi 1er juin dans le hall du cinéma après la séance - vers 16h - de L’ADIEU À LA NUIT, pour papoter, siroter un thé (sûrement glacé !) et tricoter !... Lire Dernier Ciné trico'thé de la saison !...

Nouveautés Vidéo en Poche
Il y a du nouveau sur Vidéo en Poche ! Nous sommes très heureux de vous annoncer l’entrée au catalogue du film 120 battements par minute de Robin Campillo ainsi que de Jeanette, l’enfance de Jeanne d’Arc de Bruno Dumont. Le principe est toujours le même, venez avec votre clé USB ou votre dis...

LES TEMPS MODERNES

Écrit et réalisé par Charlie Chaplin - USA 1936 1h27mn - avec Charlot, Paulette Goddard...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES TEMPS MODERNESLes Temps modernes marque une étape décisive dans la carrière de Chaplin puisque c’est le dernier film dans lequel il apparaît sous les traits de Charlot le vagabond. C’est aussi son premier film « sonore ». Sonore et non parlant puisque, plusieurs années après la révolution technique qui permettait de faire entendre la voix des acteurs, Chaplin refuse de suivre le mouvement général et tourne un vrai film muet, où on entend les bruits du monde mais où les dialogues sont réduits au stade de borborygmes, aboiements, cris divers et enfin la fameuse chanson aux paroles informes (sur l’air de « Je cherche après Titine »), interprétée par Charlot lui-même. Moment historique puisque c’était la première fois qu’on entendait sa voix !

Charlot est donc ouvrier dans une usine. Il travaille sur une chaîne à serrer des boulons, répétant inlassablement le même geste. Mais il a toute les peines du monde à suivre la cadence infernale imposée aux équipes par la direction… Comble de malchance : c’est lui qui est choisi, sans qu’on lui demande son avis, pour tester la toute nouvelle « machine à manger », un prototype destiné à nourrir les ouvriers de manière plus fonctionnelle et plus rapide, histoire d’améliorer encore le rendement. Mais la machine a des ratés, puis s’emballe et se transforme vite en instrument de torture. Bref le prototype n’est pas au point et le patron lui-même le juge « peu pratique »…
Charlot retourne donc à la chaîne… où il n’arrive toujours pas à suivre le rythme. Emporté par l’élan de son serrage de boulons à répétition, il se laisse entraîner sur le tapis roulant et glisse dans les rouages de la machinerie qui fait fonctionner la chaîne. Quand il en ressort enfin, il est atteint d’une sorte de danse de Saint-Guy et se met à voir des boulons partout. Il veut serrer les boutons des robes des femmes, qu’il course la clef de douze à la main… Conduite aberrante qui le conduit illico à l’hôpital… Il en sortira rapidement, prêt à de nouvelles (més)-aventures dans le monde moderne qui l’agresse à tous les coins de rue…

Ce début dans l’usine, mené à un train d’enfer avec une invention comique irrésistible, donne bien le ton du film tout entier : Chaplin brosse une fresque endiablée sur et contre le machinisme, attaqué au nom de la dignité de l’individu. Individualiste forcené, Chaplin montre comment l’individu, victime d’une société organisée pour contrôler les masses, peut à l’occasion faire la nique à ce qui l’opprime en le tournant en ridicule, en passant à travers les mailles du filet, à travers les rouages de la machine…