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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

Séance unique le lundi 19 juillet à 11h suivie d’une rencontre avec le réalisateur Kornél Mundruczó, metteur en scène de Cząstki kobiety - Une femme en pièces, animée par Jean-Christophe Ferrari, rédacteur en chef cinéma du magazine Transfuge.

PIECES OF A WOMAN

Kornél MUNDRUCZÓ - USA 2020 2h06 VOSTF - avec Vanessa Kirby, Shia LaBeouf, Ellen Burstyn... Scénario de Kata Wéber, Kornél Mundruczó. Prix d’interprétation pour Vanessa Kirby au festival International de Venise 2020.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PIECES OF A WOMANC’est l’histoire d’un deuil, non seulement celui d’un nouveau-né, subitement décédé suite à un accouchement extrêmement difficile, mais aussi celui d’une femme, de son identité, la mort d’un passé désormais insondable, le deuil impossible d’une mère. Porté par un plan-séquence d’une virtuosité écrasante, cet événement clé de la vie de cette femme semble être le catalyseur à la fois dramatique et symbolique du parcours qu’elle devra vivre pour atteindre la sublimation, essayer, malgré un monde qu’elle ne comprend plus et un entourage d’une extrême toxicité, de se reconstruire et réassembler les fragments d’un être brisé par l’indicible, l’innommable. Kornél Mundruczó brise les normes du mélodrame classique en vigueur, pour en extraire une quintessence cinématographique de l’ordre de l’onirique. La perte de ce nourrisson symbolise dès lors le point de départ de la dislocation progressive, à la fois de cette figure féminine, traversant le film comme une silhouette vidée de toute substance, mais également d’un couple en détresse morale et psychologique, l’un se consolant dans une réalité chimérique dont il ne reste que le son, l’autre puisant dans ses démons pour tenter de retrouver un équilibre marital illusoire. Le film décide à juste titre de s’orienter davantage vers le personnage martyr interprété par Vanessa Kirby, vraisemblablement touchée par la grâce, et ainsi créer une dynamique relationnel se muant peu à peu en une spirale sans fond.

Son personnage de Martha Carson épouse l’ambition assumée de Kornél Mundruczó de composer, à travers elle, un portrait tragique d’une société malade, rongée par les diktats de la bien-pensance notoire et l’avilissement de l’individu, condamné à la folie et à l’autodestruction. Finalement, on pourrait se laisser happer par la singularité du récit, la relation d’une femme avec un mari devenu violent et ordurier, la relation d’une femme avec sa mère gangrénant chaque aspect de sa vie. Mais l’essentiel, le plus précieux, se trouve entre les lignes, durant ces moments de flottements où le film, comme son personnage, sort de lui-même pour atteindre l’illumination.
Le film essaiera constamment de creuser la psyché de ce foyer matrimonial avorté avec une infinie délicatesse. L’univers que compose alors Kornél Mundruczó est d’une richesse rare, tant l’évocation de cette vie à jamais perdu dans les méandres de la mémoire est dévastatrice.

(Merci à avoir-alire)

Kornél Mundruczó présente, dans le cadre du Festival d’Avignon, Cząstki kobiety - Une femme en pièces, à 18h du 17 au 25 juillet (relâche le 21) au gymnase du lycée Aubanel.