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vendredi, février 19 2016

Toulouse, c'est pas rose, Toulouse, c'est morose…

Il s’en passe de belles du côté de nos cousins d’Utopia Toulouse : le 26 Janvier, à 8 heures du matin, les projectionnistes se sont retrouvés devant les portes bloquées, des affiches placardées un peu partout sur les vitres avec des slogans dont la violence a cassé les effets bénéfiques de leur petit déjeuner : « BDS – Utopia – Merah même combat ». Dans la foulée, La Licra et le Crif publiaient des communiqués lourds des mêmes vilains amalgames dans le journal la Dépêche (on ne parle même pas des propos injurieux tenus sur JSSNews) : voilà donc Utopia et BDS assimilés à d’affreux criminels (Merah, Fofana, les frères Kouachi…) et autres terroristes qui ont ensanglanté la France par des attentats ces derniers mois… Ouf ! C’est violent ! Objectif de ces attaques simultanées : empêcher que se déroule à Utopia Toulouse la soirée débat sur la situation de Georges Ibrahim Abdallah. Mais empêcher aussi que le mouvement pacisfiste BDS s’exprime et trouve des soutiens alors que la comparution de 4 de ses militants distributeurs de tracts est prévue en Juin au Tribunal de Toulouse.
Alors, on s’interroge : pourquoi donc cette modeste soirée, qui finalement a pu se tenir après que les dégats aient été réparés, contrarie-t-elle autant les militants de certaines associations juives ?

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mercredi, juin 17 2015

UNE POLICE ENTRE INCOMPÉTENCE ET COLLUSION AVEC LES DANGEREUX AGITÉS DU SIONISME

C’est une histoire de fous… une histoire qui s’est répétée à plusieurs reprises et qui laisse perplexe: étaient-ils seulement mal informés, voire un poil incompétents, ou est-ce délibérément, pour des raisons non avouables, que les policiers « d’élite » du Raid ont déboulé en pleine nuit chez un militant pacifiste, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix, dans son petit appartement de Marseille, juste la veille du soir où il devait intervenir à Toulouse dans une réunion-débat sur la campagne de boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés de Palestine?…

A 3 heures du matin dans la nuit du 8 au 9 Juin, une vingtaine de types armés jusqu’aux dents cassent la porte d’entrée du lotissement où habite Pierre Stambul, puis celle de son appartement, le brutalisent, le menottent à une chaise, fouillent les pièces à la recherche d’armes… C’est qu’un hacker agissant impunément depuis Israël – il a déjà plusieurs fois défrayé la chronique pour le même genre de faits – se faisant passer pour Pierre a appelé la police pour déclarer qu’il venait de tuer sa femme et attendait les forces de l’ordre fusil à la main… Sarah, la femme de Pierre, a beau être à ses côtés et bien vivante, les hommes du Raid ont beau ne pas avoir déniché le moindre pistolet à bouchon, ni arc, ni flèches… ils ne désarment pas et passent la main à leurs collègues de la police nationale qui embarquent sans ménagement notre malheureux Pierre, qu’ils maintiendront pendant plus de 6 heures en garde à vue avant de finir par le relâcher à 11h30, sans explications, sans excuses, sans même lui offrir un café allongé…

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mercredi, octobre 15 2014

Désobéissance civile…

Pour avoir eu le courage d’appeler à manifester le 19 Juillet en solidarité avec la population palestinienne, en dépit de l’interdiction de manifester du gouvernement, le militant du NPA Alain Pojolat est convoqué au tribunal le 22 Octobre 2014. « Il a eu le courage d’affirmer qu’on a le devoir de braver une interdiction antidémocratique, alors que tous les jours des enfants innocents sont déchiquetés par les bombes d’une des plus grandes puissances militaires de la planète »… Vous pouvez signer la pétition de soutien : Nous exigeons la relaxe d’Alain Pojolat !
43 officiers et soldats de réserve de la plus prestigieuse unité de renseignement militaire israélienne ont décidé de ne plus servir en refusant de participer aux « abus » commis contre les Palestiniens dans une lettre publiée dans la presse israélienne (voir Le Monde du 12 Septembre 2014)

samedi, septembre 27 2014

30 ans de prison, ça suffit ! Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

C’est un résistant à l’invasion de son pays par Israël en 1986, un militant communiste révolutionnaire condamné à perpétuité pour participation à l’assassinat d’un agent de la CIA et d’un agent du Mossad en France.
Au-delà du bien-fondé de sa condamnation, sur la base de preuves sujettes à caution, Georges Ibrahim Abdallah a purgé, plus que largement, sa peine. Il aurait dû être libéré, selon les règles, depuis 1999. Il a été maintenu en détention sur intervention directe des Etats-Unis. Pour l’exemple, au prétexte qu’un « crime de sang » a été commis à l’encontre de personnes représentant des autorités américaines.
Le comble, c’est que la justice française, en 2012, a tranché par deux fois, en première instance et en appel : elle a prononcé sa libération, sous condition d’un arrêté d’expulsion devant être signé par le ministre de l’Intérieur. Le refus de signer cet arrêté d’expulsion a permis au ministre de l’intérieur Manuel Valls de porter le jugement devant la Cour de Cassation. Celle-ci a suivi les conclusions du ministre de l’Intérieur, à savoir que « tout prisonnier de longue durée doit faire une année de semi-liberté ». Aucune mesure de mise en semi-liberté n’a été proposée (même par principe) au prisonnier. Ce qui prouve encore une fois que sa détention est essentiellement politique.
Une nouvelle demande de liberté a été déposée par son avocat et l’audience est fixée au 30 Septembre 2014 au Centre Pénitentiaire de Lannemezan, lieu de détention.
Une délégation de Bordeaux ira soutenir cette demande par sa présence militante. Co-voiturage possible.
En octobre, Georges Ibrahim Abdallah entamera sa 31ème année de détention, un record jamais atteint en Europe. Le comité bordelais « Libérons Georges » et tous les comités de France organisent un rassemblement national devant la prison le SAMEDI 25 OCTOBRE 2014 pour exiger sa libération sans condition. Un bus partira de Bordeaux.
Prix A/R par personne : 10 euros.
Inscription par mail en précisant prénom, nom, adresse, mail et téléphone à : liberte.pour.georges@gmail.com
Plus d’informations sur les sites :
Libérons Georges Ibrahim Abdallah ou le blog de Gilbert Hanna

mercredi, août 20 2014

« La douleur des Israéliens et des Palestiniens ne peut pas être distinguée, et l’une ne cessera pas tant que l’autre durera »…

… dit dans un interview Nadav Lapid, réalisateur du formidable film L’Institutrice, qui fait la première page de notre gazette. Il est signataire de l’appel de cinéastes israéliens qui ont osé prendre la parole en plein Festival du Film de Jérusalem. Une intervention bien peu relayée dans les médias français et qui a provoqué beaucoup de remous en Israël où il faut un sacré courage pour exprimer, même modérément, un avis contraire à une opinion publique rassemblée derrière une droite et une extrême-droite largement majoritaires. « L’appel est une goutte dans un océan, poursuit Nadav Lapid, mais c’est l’acte le plus patriotique que nous puissions faire : dire ce que nous pensons réellement pour éventuellement changer les choses. Mais soyons réalistes : la gauche israélienne est une illusion. Le discours pour la paix est marginalisé ». Les signataires (dont Ronit et Shlomi Elkabetz, auteurs du récent Le Procès de Viviane Amsalem) exhortent le gouvernement israélien à un cessez-le feu : « La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique ».
On notera au passage qu’une partie de ces cinéastes signataires avait manifesté son soutien à Utopia alors que tout le monde nous tombait dessus pour avoir déprogrammé un film israélien anodin en réaction à l’attaque par Tsahal de la « Flottille de la Paix » qui voguait en mai 2010 vers Gaza pour protester contre le blocus israélien. A voir l’agressivité des réactions à l’époque, on mesure le courage qu’il faut à ces cinéastes pour oser dire ce qu’ils pensent, tout comme aux objecteurs de conscience pour refuser de servir dans les territoires, aux artistes (voir le texte du chef d’orchestre Daniel Baremboïm), aux manifestants… pour contester en Israël même l’action du gouvernement d’une droite dure qui, curieusement, trouve une indulgence bien complaisante auprès du gouvernement français, dont l’action la plus courageuse jusqu’à ce jour est de poursuivre le représentant du NPA, Alain Pojolat, pour avoir déposé à la préfecture, au nom de plusieurs associations, une demande de manifestation de protestation contre le massacre des gazaouis (procès le 22 octobre).

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jeudi, février 9 2012

Nouveautés Vidéo en Poche : 2 films de Simone Bitton

RachelVidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet.

Rachel (VOSTF)

Écrit et réalisé par Simone Bitton (voir aussi son précédent, Mur) met la forme, le travail de l’image, rigoureux, magnifique, poétique, au service du sens pour mieux interroger nos vies, nos engagements comme notre silence. Rachel est comme un relais tendu au spectateur qui regarde le film, comme un remède à la passivité…

Rachel Corrie, jeune américaine de 22 ans, était partie en Palestine en 2003, avec d’autres militants pacifistes, pour s’opposer à la colonisation et à la destruction de maisons palestiniennes par les bulldozers israéliens. « Ce voyage est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie » écrit Rachel à ses parents, et elle note jour après jour ce qu’elle découvre, ses rencontres. Sa fragile personne s’interpose entre les maisons et les monstres rugissants. Mais un jour le bulldozer ne s’est pas arrêté…

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jeudi, septembre 22 2011

THÉATRE DE LA LIBERTÉ DE JÉNINE

Juliano Mer-KhamisLe 14 juin, nous avions organisé une soirée en hommage à Juliano Mer Khamis, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre de la Liberté, assassiné à Jénine en Cisjordanie, et à Vittorio Arrigoni, militant de la paix et journaliste italien, ssassiné peu après alors qu’il préparait un livre sur l’attaque israélienne de 2009, témoignant de la vie sous le blocus…
Le Théâtre de la Liberté vient de subir un nouveau coup dur : Bilaal Saadi et Adnan Naghnaghiye respectivement directeur et président du théâtre, ont été brutalement arrêtés à Jénine le 27 juillet à 3h30 du matin, au cours de l’attaque du théâtre par une cinquantaine de soldats de l’armée israélienne. Rummy Awni Hwayel, un acteur du théâtre, âgé de 20 ans, a été arrêté le 6 août à un check point. Depuis ils sont tous les trois maintenus incarcérés, sans chef d’accusation, et on subi des interrogatoires très durs sans être autorisés à rencontrer un avocat… Ces actions ont de graves conséquences sur le Théâtre de la Liberté.
L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) s’associe à la demande d’aide lancée par le Théâtre de la Liberté et invite tous ceux qui souhaitent agir pour une paix juste et durable en Palestine à les soutenir.
Fax ambassade d’Israël à Paris : 01 40 76 55 55
Le Théâtre de la Liberté a également besoin d’un soutien financier, vous pouvez envoyer vos chèques à l’ordre de l’UJFP, 21ter rue Voltaire, 75011 PARIS (avec mention au dos : « pour le Freedom Theatre »).

lundi, juillet 25 2011

La Flottille de la Liberté n'est pas coulée !

le-dignite-al-karamaIls étaient des petits navires qui voulaient rejoindre Gaza, affrétés par des pacifistes de tous horizons appelant à rompre le blocus des Gazaouis… Objets de toutes les persécutions, de sabotages divers, les petits bateaux peinent à résister aux moyens mis en place pour les arrêter, tandis que, un peu partout dans le monde, armée et police procèdent à des arrestations musclées de pacifistes qui tentent de rejoindre par les airs les marches de protestation annoncées en Israël par les associations locales…

Samedi 16 juillet, le bateau français Dignité al-Kamara a fini par l’emporter sur les mille obstacles et tracasseries dont il a été l’objet de la part des autorités grecques (la France s’était opposée au départ des bateaux depuis Marseille et le Dignité était parti de Corse fin juin). Il a enfin quitté le port de Kastellorizo en Grèce et a atteint les eaux internationales. Mardi 19 juillet, toutes les communications avec le bateau « Dignité-Al Karama »ont été coupées à 9 heures du matin par l’armée israélienne qui l’a encerclé dans les eux internationales. Une fois de plus, le gouvernement israélien a commis un acte de piraterie en arraisonnant un bateau sur lequel se trouve 16 passagers de 6 nationalités différentes, non violents, représentants la Flotille internationale 2.
Les autres bateaux étant bloqués dans les ports grecs, la campagne « Un bateau français pour Gaza » a alors décidé d’en faire le porte-parole de l’ensemble de la Flottille et a embarqué à son bord, en plus des personnalités françaises prévues, des représentants des délégations empêchées : Drop Feiler (président des Juifs Européens pour la Paix), Amira Hass (journaliste israélienne au journal Haaretz), Ayyache Derraji (journaliste d’Al Jazeera) Jo Leguen (navigateur), Vangelis Pissias (Grèce)… et plein d’autres : voir informations sur le site de l’UJFP

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mardi, avril 19 2011

GAZA-STROPHE… censuré :

Gaza-StropheCe film documentaire fort intéressant, que vous avez pu voir à Utopia et qui a eu de nombreux prix dans moult festivals (dont celui du Film d’Histoire de Pessac), fait l’objet de censures à répétition qui, curieusement, ne semblent pas émouvoir beaucoup les intellectuels, artistes, élus, représentants des pouvoirs publics et autres responsables d’associations si prompts dans d’autres cas à se montrer vindicatifs dès qu’il s’agit de défendre la liberté d’expression d’un auteur…
Déjà l’an dernier, le 10 février 2010, après que France 4 eut déprogrammé la version courte du film, France Ô en maintenait, elle, la projection, malgré les pressions de l’ambassade d’Israël, qui avait convoqué la veille le directeur des programmes de la chaîne pour faire annuler sa programmation…
A peine sorti en salles, en Mars dernier, le film Gaza-strophe, Palestine de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk est victime de censure. A Ris-Orangis, le débat qui devait suivre la projection a été annulé. A Versailles, le film lui-même a été déprogrammé. Dans le premier cas, c’est la communauté d’agglomération présidée par le socialiste Manuel Valls qui aurait demandé l’annulation du débat, au nom de risques de tensions communautaires. Les associations mobilisées autour du film, les auteurs et producteurs protestent contre cette décision « qui semble faire de la Palestine un sujet tabou. Interdire le débat, c’est renforcer les tensions sur le sujet et fermer les yeux sur une situation inacceptable depuis longtemps.
Le 3 avril 2011 à Paris, au cinéma Le Saint-Michel, une vingtaine de militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont essayé d’interrompre la séance en enfermant le projectionniste et la caissière qui ont résisté. Les agresseurs ont fini par fuir en proférant des menaces bien peu sympathiques et en laissant des tracts. L’équipe du Saint-Michel a maintenu la programmation du film. On l’embrasse très fort et on l’assure de notre soutien confraternel.

Le film est visible sur le site Gaza-strophe

samedi, avril 16 2011

Juliano Mer-Khamis assassiné

Juliano Mer-KhamisLa nouvelle vient de tomber et on est bien triste : Juliano Mer-Khamis a été assassiné devant le Théâtre de la Liberté à Jénine en Cisjordanie le 4 avril 2011. Abattu de cinq balles par un ou des tireurs non identifié(s).

La nouvelle est terrible pour tous ceux qui militent pour une paix juste au Proche Orient. Fils d’une mère juive israélienne et d’un père communiste palestinien d’Israël, il était beau, plein d’un talent largement reconnu et il aurait pu se contenter de mener brillante carrière en Israël. Mais, prenant le relais à la mort de sa mère, Juliano Mer-Khamis avait continué son travail avec les gamins palestiniens du camp de Jénine, une façon de les aider à surmonter par le théâtre les traumatismes d’une vie marquée par la violence, l’oppression, les humiliations constantes. Il avait d’ailleurs réalisé un beau film sur elle : Les Enfants d’Arna. Et les gamins du Théâtre de la Liberté de Jénine avaient fait une tournée en France.
Son engagement pacifiste inlassable auprès des Palestiniens dérangeait les fanatiques de tous bords. Il militait pour une réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, mais pour la seule réconciliation possible : celle qui se fonde sur la justice et la reconnaissance d’une histoire. Il militait aussi pour la liberté dans le monde arabe et ses dernières pièces, notamment l’adaptation de « La Ferme des animaux » de George Orwell, bousculaient les conservatismes. Il avait déjà été l’objet de menaces, d’agressions, son théâtre avait été incendié à deux reprises.
Au printemps 2010, lors de la « déprogrammation » par Utopia du film À cinq heures de Paris, il avait fait partie de la soixantaine d’intellectuels et artistes israéliens signataires de la lettre de soutien à Utopia publiée dans Libération.
Nous lui consacrerons une soirée sur la prochaine gazette, avec son film Les Enfants d’Arna. Ce sera sans doute le 14 Juin, en collaboration avec l’Union Juive Française pour la Paix. D’autres associations se joindront probablement à l’hommage, confirmation dans le prochain numéro…

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