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mercredi, septembre 20 2017

Ma loute et Abel sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

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MA LOUTE
Écrit et réalisé par Bruno Dumont (HD)

 

Nous sommes en 1910 dans la baie de Slack, quelque part entre Boulogne sur Mer et Calais, lieu de villégiature estivale pour les bourgeois de la métropole lilloise qui viennent profiter des bains de mer et des falaises offrant une vue imprenable sur les côtes britanniques, 40 km en face. Les Van Peteghem font partie de ces envahisseurs privilégiés. André (Luchini), industriel pompeux qui se pique de son bon goût pour l’architecture et les automobiles, vient là accompagné de son épouse, la fragile Isabelle (Valeria Bruni-Tedeschi), de leur deux filles et de leur neveu Billie. Complèteront bientôt le tableau des bourgeois en vacances le frère de Madame, Christian, et la sœur de Monsieur, Aude. 
Mais le séjour va être perturbé par de mystérieuses disparitions en série de touristes, sur lesquelles enquête un duo de limiers aussi gauches qu’imbéciles, l’éléphantesque inspecteur Machin et son maigre adjoint Malfoy, les Laurel et Hardy de la police locale. Se pourrait-il que les Beaufort, famille de pêcheurs de moules de la baie – qui, idée surréaliste, font aussi office de porteurs pour les estivants qui ne veulent pas se mouiller les pieds –, aient quelque chose à se reprocher ? La relation naissante entre Ma Loute, le fils des pêcheurs, et Billie Van Peteghem, qui s’habille en fille dès qu’il (elle ?) en a l’occasion et qui dégage un charme pour le moins troublant, a-t-elle un lien quelconque avec l’affaire ? Nous n’en dirons pas plus tant le scénario réserve quelques surprises… que nous qualifierons pudiquement de perturbantes…
Car, comédie ou pas, Bruno reste Dumont et il ne faut évidemment pas vous attendre à une plaisante fantaisie familiale. Ma Loute est à la fois hilarant, jouant à fond le jeu du comique grotesque et dévastateur – on saluera ici la performance histrionesque des trois « vedettes » à qui Dumont fait subir un traitement de choc – et terrible, d’un pessimisme célinien. D’un côté la nullité vaniteuse de la bourgeoisie dégénérée, de l’autre la misère bornée des prolétaires. Ma Loute, c’est donc le mélange détonant de la caricature burlesque et de la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel. Ce qui nous amène tout naturellement à signaler la beauté renversante des images composées par Bruno Dumont et son chef opérateur Guillaume Deffontaines, qui nous offrent des plans magnifiques des paysages du Nord, lumière irréelle, couleurs pastels, horizon bas…

 

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vendredi, août 25 2017

3 nouveautés sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
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PRIMER
Produit, écrit, réalisé, monté et mis en musique par Shane Carruth

Comment présenter Primer ? Là est toute la difficulté tant le film nous entraîne dans un univers labyrinthique, mélangeant science fiction et réalité scientifique. Tentons un résumé : Aaron et Abe sont jeunes, électroniciens et enthousiastes. Aidés de deux collaborateurs, il travaillent sur de nouvelles cartes informatiques lorsque, par accident, ils découvrent que l’une de leurs « boîtes » permet de réduire la masse des objets. Ils échafaudent une théorie : il existerait des échelles temporelles différentes. Pour la vérifier, il vont tenter l’expérience sur eux-mêmes, modifiant ainsi le cours de leur existence.
On pourrait donc qualifier le film de thriller scientifique, avec pour modèle les films de David Lynch, Pi de Darren Aronofsky mais aussi les thrillers paranoïaques des années 70. Avec un souci aigu du cadre et du détail, le réalisateur distille une ambiance froide et étrange : grain de l’image 16 millimètres, lumières blanchâtres et clinquantes, musique à la fois synthétique et cristalline.
Le début du film se concentre sur les chercheurs en plein travail d’élaboration de leurs cartes informatiques : leur jargon scientifique restera incompréhensible pour la plupart des spectateurs, mais le déroulement de leurs recherches captive.
Puis à mesure que nos protagonistes découvrent les potentialités de leurs machines, le film s’emballe, le montage est de plus en plus éclaté. on navigue dans des espaces temps différents. Grâce au pouvoir de leurs machines, les héros créent leur double : interviennent ainsi sur des événements familiaux passés ou se projettent dans le futur pour avoir un temps d’avance sur le présent… Se posent alors à eux d’inédites questions philosophiques et déontologiques. Mais le pouvoir extraordinaire de leur découverte les entraîne sur une pente dangereuse et très vite les doutes, la folie, la cupidité les submergent. La peur que leur ubiquité soit découverte devient pesante. Le double agit et réagit comme l’original et peut du même coup créer à son tour une nouvelle réplique… 
Sommes nous dans le présent, le passé, le futur ? S’agit il de l’Aaron, de l’Abe originels ou de leur double ? Le réalisateur ne nous prend jamais par la main et il faut rester en alerte, tenter de décrypter les images et de recomposer le puzzle. La seule certitude, c’est qu’on vient de voir un sacré film !

 

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vendredi, juillet 7 2017

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !

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LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE
Documentaire de Christian Philibert

Un conte où « tout n’est pas vrai, mais où rien n’est vraiment faux ». Il serait une fois, perdu quelque part dans les collines du Haut-Var, un village qui s’appellerait Espigoule. Alors que le commun des « enfants du pays » deviennent généralement manoeuvres, chômeurs ou médecins à la grande ville, l’un d’eux, arrivé à cet âge où l’on voit les choses, aurait senti monter en lui l’envie, le désir, la nécessité de les montrer. Montrer les gens, les lieux, offrir un peu de ce bonheur qu’il aurait pressenti comme vachement important. Et qui, pour ce faire, aurait attaché une caméra, un micro aux basques de ces gens : ses parents, ses potes, à travers tout  Espigoule, pendant toute une année. Il aurait filmé de tout, partout : la traditionnelle fête au bouc, les pitreries des uns, les angoisses clérico-matrimoniales des autres, les coups tordus, le réveillon à la salle des fêtes, le poète, les bergers, le concours de civet, la recette du pousse-miel, les législatives, les philosophes du troquet, la neige, le maire, la chasse, les fermes, l’automne… Un film comme un conte, qui n’existe pas… allez chercher Espigoule sur une carte routière… « Oui, ce village existe, il a l’esprit sagace de ceux dont le courage est devant une glace, d’accepter ce qu’ils sont sans se voiler la face et de rire d’eux-mêmes avant qu’on ne le fasse. »

 

 et plus de 170 films au catalogue : VIDÉO EN POCHE

dimanche, mai 28 2017

FOOD COOP sur Vidéo En Poche !

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FOOD COOP
Documentaire de Tom Boothe

Food Coop fait résolument partie de ces films toniques et inspirants. Au départ, un œnologue new yorkais Parisien d’adoption : Tom Boothe. Il décide de réaliser un documentaire sur une expérience extraordinaire, méconnue chez nous bien qu’existant depuis 1973 à Brooklyn. À une période où il n’était pas encore question de l’importance du bio et des circuits courts, dans une mégalopole où l’on peut acheter des plats préparés à chaque coin de rue mais où il est très compliqué de se procurer des ingrédients naturels de qualité pour faire soi-même la cuisine sans débourser une fortune, la  Park Slope Food Cop part d’une idée simple : si les consom’acteurs se mettent ensemble pour monter leur propre supermarché et choisir eux-mêmes les produits, de préférence bio et de proximité, on devrait pouvoir consommer mieux et moins cher. Avec cette notion forte que seuls les participants-coopérateurs pourront acheter dans cette grande surface pas comme les autres. Concrètement, chaque coopérateur donne chaque mois 2 heures et 45 minutes de son temps pour les tâches essentielles (caisse, manutention, découpage, mise en rayon…) et au final peut bénéficier de bons produits largement moins chers que partout ailleurs dans New York. Seule la gestion économique du magasin est assurée par des salariés professionnels.
Tom Boothe est un des initiateurs de « La Louve », petite sœur parisienne de la « Food Coop ». Et à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Biarritz, Lille, Bruxelles… des projets fleurissent.

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vendredi, janvier 27 2017

Merci patron ! et Les amis animaux sur Vidéo En Poche !

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MERCI PATRON
Documentaire de François Ruffin
(en HD)

C’est l’histoire de Jocelyne et Serge Klur, ex-employés d’Ecce, filiale du groupe LVMH. Ex-employés de son usine de Poix-du-Nord, jadis chargée de la confection des costumes Kenzo. « Jadis » car, mondialisation oblige, le groupe a cru bon d’en délocaliser toute la production en Pologne. Moyennant quoi les Klur ont été invités à se rendre employables ailleurs. Quatre ans plus tard, la fin de droits est passée depuis belle lurette, on tourne à 400 euros par mois, la maison est fraîche – forcément, il n’y a plus de chauffage, et il a fallu se replier dans la seule pièce habitable… On en est là quand survient un avis de saisie de la maison, ni plus ni moins, à la suite d’une ardoise d’assurance de 25 000 euros…
On ne fait pas plus local que le cas Klur. Et on ne fait pas plus global non plus. Car les Klur offrent un résumé presque complet du système. Pourtant, contrairement à bon nombre de ceux qui ont traité avant lui de la condition salariale à l’époque néo-libérale, le film de François Ruffin n’a aucune visée analytique ou pédagogique. C’est un film d’un autre genre… un film d’action directe. Car Ruffin, qui a Bernard Arnault dans le collimateur depuis un moment, va opter pour l’attaque frontale : Klur-Ruffin contre Arnault. L’époque néo-libérale enseignant que si l’on ne demande pas avec ce qu’il faut de force, on n’obtient rien, Klur-Ruffin vont demander. Avec ce qu’il faut de force. 45 000 euros de dédommagement pour réduction d’un couple à la misère, plus un CDI quelque part dans le groupe LVMH pour Serge ! Et sinon, campagne de presse. Tremblez, puissants ! 
(Frédéric Lordon)

 

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dimanche, décembre 25 2016

COMRADES sur Vidéo En Poche !

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COMRADES
Ecrit et réalisé par Bill Douglas 

Après La Trilogie de l’enfance (disponible aussi en Vidéo en Poche), voici le magistral Comrades, deuxième et ultime œuvre de Bill Douglas, restée inexplicablement inédite en France, tout juste diffusée à sa sortie dans un cinéma du West End, pendant six malheureuses semaines. Comrades est une fresque historique, sociale, politique d’une originalité, d’une audace sidérantes.
Bill Douglas mêle la Grande Histoire, ici celle de l’Angleterre rurale qui subit les contrecoups de la Révolution industrielle, et l’intime. Se croisent les histoires de lutte, d’amour, de famille. Inspiré de l’histoire réelle connue comme celle des « martyrs de Tolpuddle », Comrades nous fait découvrir dans les années 1830 la petite communauté de Tolpuddle, dans le Dorset, région douce et côtière du Sud de l’Angleterre. Une communauté de paysans/artisans qui tentent de survivre, une communauté qui semble unie malgré la dureté des temps, malgré la pauvreté de ses membres. Mais il semble bien que quelque chose est en train de changer. Dans cette Angleterre précapitaliste, le propriétaire de plus en plus cupide diminue chaque semaine les gages, alors que les employés agricoles sont déjà à la limite de la survie. Et ce avec la bénédiction du pasteur anglican qui incite à la soumission. Face à cette oppression, les paysans se réunissent peu à peu autour d’un pasteur méthodiste, George Loveless, pour créer en secret la Société Amicale des Laboureurs. On ne parle pas encore de syndicalisme (alors qu’il est pourtant déjà autorisé par la loi) et leur démarche pourtant pacifique les conduira à la déportation en Australie…
 

et plus de 170 autres films au catalogue VIDÉO EN POCHE

vendredi, décembre 2 2016

Goshu le violoncelliste et Les vieux chats sur Vidéo En Poche

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GOSHU LE VIOLONCELLISTE
Ecrit et réalisé par Isao Takahata

Ce très beau dessin animé sera un vrai régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles des enfants à partir de 5 ans ! Réalisé il y a plus de vingt ans par l’un des maîtres du cinéma d’animation japonais, Goshu le violoncelliste est une merveilleuse initiation à la musique à l’usage des petits. Une initiation qui passe par la poésie des images et la malice des situations, une découverte qui fait la part belle à l’imaginaire et à la curiosité. C’est beau, c’est touchant, c’est intelligent, c’est ludique, pas d’aventures extaordinaires, de héros super, pas d’effets spéciaux… juste 
une belle histoire joliment racontée.

Goshu est apprenti violoncelliste qui rêve de pouvoir un jour égaler son idole : Ludwig Van Beethoven, rien que ça ! Mais pour l’instant il en est loin : timide, maladroit, emprunté, il se fait souvent enguirlander par son chef d’orchestre, qui lui reproche d’être toujours à la traîne, de jouer sans âme, sans inspiration. Pourtant Goshu est courageux, et sérieux, et persévérant, rien à redire là-dessus. Il travaille, il répète, il s’acharne, mais sans grand succès : franchement, ses progrès ne sont pas fulgurants…
Heureusement, alors qu’il commence à désespérer, confiné, chez lui, il va recevoir l’aide inattendue de quelques personnages pour le moins surprenants… Il s’agit d’un groupe de petits animaux irrésistibles : un chat, un coucou, un blaireau et une souris des champs… Bien réels ou sortis tout droit de l’imagination du musicien en panne ? Ils vont pointer leur museau et lui donner un tas de conseils, à s’ouvrir aux autres pour mieux s’ouvrir à la musique…

 

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mardi, septembre 27 2016

Victoria et Wrong cops sur Vidéo En Poche

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VICTORIA (HD)
Sebastian Schipper

Grand Prix du Festival du film policier de Beaune 2015

C’est l’énergie fiévreuse et électrique de la nuit qui donne son tempo si particulier à ce thriller haletant, qui emporte Victoria dans une course effrénée vers une issue jusqu’au dernier instant incertaine…
Le film débute par la lumière éblouissante et syncopée du stroboscope d’une boîte de nuit de Mitte, le quartier branché de Berlin. Victoria danse seule, essaie de lier conversation avec le barman, en vain. Elle finit par sortir du club, il est un peu moins de 6h du matin. Et elle tombe sur quatre lascars turbulents qui se sont vus refuser l’entrée. Des gars un peu chiens des rues, un peu borderline mais gentils. L’un d’entre eux, Sonne, a du bagout et du charme, et quand il propose à Victoria de finir la nuit sur un toit de la ville, la jeune Espagnole accepte. Elle doit ouvrir dans deux heures le café où elle travaille comme serveuse, elle n’a pas vraiment envie de rentrer chez elle avant… 
Ce qui frappe tout de suite le spectateur c’est que, depuis le début, la caméra n’a pas cessé de suivre Victoria et sa bande. Aucune pause, aucun changement d’axe, aucun montage. C’est la prouesse virtuose de la mise en scène : filmer en un seul plan et en temps réel les pérégrinations de Victoria jusqu’à l’aube. Des pérégrinations de moins en moins tranquilles ! Par un concours de circonstances que l’on ne vous dévoilera pas, elle va se trouver embarquée dans un improbable braquage matinal… Et c’est ainsi que Victoria, la petite Espagnole expatriée mimi et spontanée, va devoir chercher au fond d’elle même des ressources insoupçonnées pour s’en sortir…
La mise en scène vous tient en haleine jusqu’au dernier instant et le film séduit par sa maîtrise des ruptures de ton, entre aventures nocturnes rigolotes très « Nouvelle Vague » et film noir palpitant.

 

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vendredi, septembre 23 2016

Des jeunes gens modernes et Brooklyn sur Vidéo En Poche

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DES JEUNES GENS MÖDERNES
Post punk, coldwave et culture Novö en France, 1978-1983
Documentaire de Jean-François Sanz

Avec Etienne Daho, Daniel Darc, Philippe Pascal, Elli Medeiros, Jacno, Lio, Maurice G. Dantec, Edwige Belmore, Kiki et Loulou Picasso, Béatrice Dalle, Franck Darcel, Fifi Chachnil, Denis Bortek, Patrick Vidal, Maripol, Jean-Eric Perrin, J-B ‘Born Bad’ Guillot, Sergeï Papaï, Marie-France, F. J. Ossang, Michel Esteban, Serge Kruger, Gilles Leguen, Pierre René- Worms, Patrick Eudeline, Marc Caro, René Licata…

 

« Le Punk proclamait “No Future” mais le futur était déjà là et les jeunes gens mödernes n’avaient d’autre choix que de faire avec… »
Des Jeunes Gens Mödernes est le premier documentaire de référence sur la scène post punk / cold wave qui a agité l’underground hexagonal fin 70’s, début 80’s. Dans la continuité de l’exposition collective présentée à la Galerie du jour Agnès B. en 2008, Jean-François Sanz a réuni pour ce film un matériel exceptionnel qui met à jour, à travers une trentaine d’interviews des principaux acteurs de cette scène et plus de 350 archives d’époque, tout un pan du patrimoine pop-culturel français encore assez méconnu.
Fascination pour une scène musicale avortée bien que novatrice et ultra créative. Pour une brochette de « beautiful losers franchouilles » dont la désinvolture n’avait d’égal que l’élégance et le talent. Fascination pour cette vague de musiques froides et synthétiques, cette pop proto électronique qui a déferlé à des degrés d’intensité divers un peu partout dans le monde, et plus particulièrement en Europe, à la charnière des années 70 et 80. Ainsi que pour le souvenir, étrange et singulier, de ces mélodies, volontiers dissonantes et hors formats, captées pour la première fois, adolescent, au détour d’un programme de radio libre. Fascination encore pour ce curieux mélange de désespoir et d’utopie, d’enthousiasme et de cynisme, de mélancolie romantique et d’hédonisme drogué qui caractérisaient ces jeunes gens dits « modernes »…

 

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lundi, juin 27 2016

LA COUR DE BABEL et LE DERNIER CONTINENT sur Vidéo En Poche

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LA COUR DE BABEL
Documentaire de Julie Bertuccelli

La tour de Babel… c’est un mythe, une histoire fantastique qui court dans toutes les religions. Vous avez entendu parler sans doute de Noé, son Arche et tout le bastringue… et vous savez aussi que tout juste après le Déluge, les hommes parlaient tous la même langue, se comprenaient et cela leur donnait une telle force qu’il leur vint l’idée de construire une tour immense qui monterait jusqu’aux cieux pour parler en direct à Dieu, comme qui dirait d’égal à égal. Mais la chose déplut à Dieu qui aime bien qu’on l’encense et lui fasse moult salamalecs mais pas qu’on lui tape sur l’épaule ! Et il se mit très en colère. Alors il cassa la tour en petits morceaux et obligea ces sales petites créatures prétentieuses à se disperser aux quatre coins du monde. Pour être sûr qu’elles ne puissent plus imaginer s’élever jusqu’à lui, il leur embrouilla la tête et le langage au point qu’elles n’arrivèrent plus à se comprendre et se mirent à parler qui l’hébreu, qui l’arabe, qui le ch’ti, qui l’occitan… et c’en fut fini de la belle harmonie, tout ça parce que Dieu, comme tous les machos du monde, n’était au fond pas si sûr de lui que ça : semer la division entre les humains lui permettait d’imposer son pouvoir…
La Cour de Babel… c’est, au cœur d’un collège parisien, une classe particulière où des adolescents venus de tous les bouts du monde apprennent le français sous la houlette d’une magicienne qui s’appelle Brigitte, mais apprennent aussi à écouter toutes les cultures, à s’imprégner de cette curiosité gourmande qui génère de la compréhension et tout un tas de jolies choses comme le respect d’autrui et donc l’estime de soi…
 

 

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