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dimanche, janvier 14 2018

Mekong stories et Nahid sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

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MEKONG STORIES
Mariano Cohn et Gaston Duprat

Vietnam, au début des années 2000. L’Etat lutte contre la crise économique et la surpopulation. Originaire de la campagne, Vu, 20 ans, débarque à Saïgon pour étudier la photographie. Il loue une chambre dans une maison au bord du fleuve, partagée avec deux amis, Thang, serveur dans une boîte de nuit, qui vit de petits trafics, et Cuong, chanteur de rue. Armé d’un nouvel appareil photo offert par son père, Vu part à la découverte des environs. Le jeune homme est vite attiré par le séduisant Thang. Avec lui, il découvre le monde de la nuit et fait bientôt la rencontre de Van, une jeune femme qui rêve de devenir danseuse de ballet.
Avoir 20 ans à Saïgon au début des années 2000, c’était l’âge des possibles à plus d’un titre : la récente levée de l’embargo américain faisait changer la vie à toute vitesse, explique le réalisateur. Le film incarne ce moment charnière à travers une bande de jeunes gens, logés chichement au bord du Mékong. Un trio se détache : l’apprenti photographe, probable double de l’auteur, l’aspirante danseuse et le petit trafiquant. Une fille, deux garçons et trois possibilités, au moins : le désir circule, des nuits chaudes dans les boîtes de nuit, récemment ouvertes, aux siestes dans la nature, presque sur l’eau. L’angoisse existentielle et amoureuse flotte au-dessus des corps peu vêtus : qui aimer et comment trouver sa place, ou, à défaut, survivre, dans un monde qui se libère, pour le meilleur et pour le pire ?
Ce récit initiatique au pluriel, le cinéaste l’éloigne du film choral classique. Impressionniste, fluide, presque liquide, son style envoûte. La sensualité guide l’agencement et la teneur des scènes. Les sentiments et la sexualité des personnages se révèlent incidemment, au détour d’un plan, comme si on les découvrait en même temps qu’eux. Les virées dans la mangrove et sur le fleuve deviennent pure fantasmagorie, avec étreintes dionysiaques dans la boue, en pleine nuit.

On pense à Marguerite Duras, forcément. Mais surtout aux deux cinéastes chinois qui ont le mieux perpétué son art de la langueur nostalgique : Tsaï Ming-Liang et Wong Kar-wai. Mékong stories pourrait s’intituler Nos années sauvages. (L. Guichard, Télérama)
 

 

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vendredi, décembre 22 2017

CITOYEN D’HONNEUR et UN MONSTRE À MILLE TÊTES sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
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CITOYEN D’HONNEUR
Mariano Cohn et Gaston Duprat

Daniel Mantovani se voit attribuer en grande pompe l’inestimable Prix Nobel de Littérature. Devant la prestigieuse assemblée, notre homme se lance dans un discours désabusé, provocateur, suite auquel une ombre passe sur l’assistance qui n’applaudira pas spontanément. Puis nous voilà cinq ans après. Daniel Mantovani est bien le premier et le seul écrivain argentin à avoir reçu un prix Nobel qui le place, sur le plan de la reconnaissance internationale, au-dessus de l’illustre Jose Luis Borges (immense auteur toujours ignoré par le vénérable jury du Nobel). On s’arrache la présence de celui qui n’a plus rien à prouver.
Mais voilà que dans une brève missive, son passé refait surface. Le maire de Salas, sa petite ville argentine natale, l’invite à une célébration où sa communauté le désignera comme citoyen d’honneur. Notre misanthrope s’embarque pour un aller-retour express au bled, vers le pays des bouseux qui ont constitué toutes ces années son fond de commerce. Car il n’est pas un de ses livres qui n’égratigne Salas et ses habitants, se servant d’eux pour brosser le portrait décapant d’une Argentine qu’il n’a pourtant pas vu évoluer. Sur place il va découvrir, à son grand étonnement, que les bouseux lisent parfois et ont de son œuvre des interprétations bien personnelles. Au fil des rencontres et des événements, l’admiration inconditionnelle envers celui qui a fait la renommée de leur coin paumé va peu à peu se transformer en quelque chose de plus confus et de plus sombre et faire vaciller les certitudes de chacun. L’ambiance se tend, l’humanité s’oublie, toujours plus bestiale et sauvage… Si Daniel Mantovani n’a jamais existé, les réalisateurs se sont pris au jeu jusqu’à lui inventer une œuvre qu’ils commencent à publier.
 

 

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samedi, novembre 4 2017

Le client disponible sur Vidéo En Poche

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LE CLIENT
Écrit et réalisé par Asghar Farhadi (HD)

Emad et Rana forment un couple harmonieux de la classe moyenne iranienne. Ils sont beaux, ils sont jeunes, et sont tous les deux comédiens, répétant actuellement La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller.
Quand le film commence, c’est la panique générale dans leur immeuble : la démolition de bâtiments voisins ébranle les murs, provoque des fissures, chacun se retrouve à chercher un abri provisoire. Un camarade de théâtre leur propose dans l’urgence un appartement toujours occupé par les affaires de l’ancienne locataire, dont ils vont découvrir qu’elle avait sans doute des mœurs légères, et que les voisins n’appréciaient guère ses fréquentations. Un soir, alors que Rana prend sa douche en attendant Emad, elle est agressée par un homme qu’elle ne verra pas. Traumatisée, honteuse, se sentant coupable, elle refuse néanmoins de porter plainte. Un sentiment confus d’insécurité, l’idée d’une menace invisible la hante désormais. Emad va se livrer alors à une sorte d’enquête pour trouver le coupable, cherchant à reconstituer les circonstances pour permettre à Rana de retrouver une vie normale. Cette situation déstabilisante va être le révélateur de la complexité de leurs personnalités et de leur union, dans un contexte de relations sociales perturbées par une accélération de l’histoire peu propice à l’apaisement des individus… 
C’est brillant, captivant et on retrouve la complexité et le charme qui ont fait la réussite des films précédents d’Asghar Faradi : A propos d’Elly et Une Séparation tout particulièrement (disponibles en Vidéo en Poche).
Après Le Passé, tourné en France et en français, le cinéaste revient en Iran, et c’est bien dans cet ancrage profond que ses récits, s’attachant à creuser toujours plus les ambiguïtés des relations humaines, prennent toute leur valeur universelle : même s’ils prennent racine dans les spécificités de la société iranienne, il est impossible de ne pas retrouver là l’évolution anarchique de nos propres sociétés, le chamboulement des valeurs, des repères, l’instabilité politique et sociale générale… 
 

mercredi, septembre 20 2017

Ma loute et Abel sur Vidéo en Poche

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MA LOUTE
Écrit et réalisé par Bruno Dumont (HD)

 

Nous sommes en 1910 dans la baie de Slack, quelque part entre Boulogne sur Mer et Calais, lieu de villégiature estivale pour les bourgeois de la métropole lilloise qui viennent profiter des bains de mer et des falaises offrant une vue imprenable sur les côtes britanniques, 40 km en face. Les Van Peteghem font partie de ces envahisseurs privilégiés. André (Luchini), industriel pompeux qui se pique de son bon goût pour l’architecture et les automobiles, vient là accompagné de son épouse, la fragile Isabelle (Valeria Bruni-Tedeschi), de leur deux filles et de leur neveu Billie. Complèteront bientôt le tableau des bourgeois en vacances le frère de Madame, Christian, et la sœur de Monsieur, Aude. 
Mais le séjour va être perturbé par de mystérieuses disparitions en série de touristes, sur lesquelles enquête un duo de limiers aussi gauches qu’imbéciles, l’éléphantesque inspecteur Machin et son maigre adjoint Malfoy, les Laurel et Hardy de la police locale. Se pourrait-il que les Beaufort, famille de pêcheurs de moules de la baie – qui, idée surréaliste, font aussi office de porteurs pour les estivants qui ne veulent pas se mouiller les pieds –, aient quelque chose à se reprocher ? La relation naissante entre Ma Loute, le fils des pêcheurs, et Billie Van Peteghem, qui s’habille en fille dès qu’il (elle ?) en a l’occasion et qui dégage un charme pour le moins troublant, a-t-elle un lien quelconque avec l’affaire ? Nous n’en dirons pas plus tant le scénario réserve quelques surprises… que nous qualifierons pudiquement de perturbantes…
Car, comédie ou pas, Bruno reste Dumont et il ne faut évidemment pas vous attendre à une plaisante fantaisie familiale. Ma Loute est à la fois hilarant, jouant à fond le jeu du comique grotesque et dévastateur – on saluera ici la performance histrionesque des trois « vedettes » à qui Dumont fait subir un traitement de choc – et terrible, d’un pessimisme célinien. D’un côté la nullité vaniteuse de la bourgeoisie dégénérée, de l’autre la misère bornée des prolétaires. Ma Loute, c’est donc le mélange détonant de la caricature burlesque et de la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel. Ce qui nous amène tout naturellement à signaler la beauté renversante des images composées par Bruno Dumont et son chef opérateur Guillaume Deffontaines, qui nous offrent des plans magnifiques des paysages du Nord, lumière irréelle, couleurs pastels, horizon bas…

 

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vendredi, août 25 2017

3 nouveautés sur Vidéo En Poche

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PRIMER
Produit, écrit, réalisé, monté et mis en musique par Shane Carruth

Comment présenter Primer ? Là est toute la difficulté tant le film nous entraîne dans un univers labyrinthique, mélangeant science fiction et réalité scientifique. Tentons un résumé : Aaron et Abe sont jeunes, électroniciens et enthousiastes. Aidés de deux collaborateurs, il travaillent sur de nouvelles cartes informatiques lorsque, par accident, ils découvrent que l’une de leurs « boîtes » permet de réduire la masse des objets. Ils échafaudent une théorie : il existerait des échelles temporelles différentes. Pour la vérifier, il vont tenter l’expérience sur eux-mêmes, modifiant ainsi le cours de leur existence.
On pourrait donc qualifier le film de thriller scientifique, avec pour modèle les films de David Lynch, Pi de Darren Aronofsky mais aussi les thrillers paranoïaques des années 70. Avec un souci aigu du cadre et du détail, le réalisateur distille une ambiance froide et étrange : grain de l’image 16 millimètres, lumières blanchâtres et clinquantes, musique à la fois synthétique et cristalline.
Le début du film se concentre sur les chercheurs en plein travail d’élaboration de leurs cartes informatiques : leur jargon scientifique restera incompréhensible pour la plupart des spectateurs, mais le déroulement de leurs recherches captive.
Puis à mesure que nos protagonistes découvrent les potentialités de leurs machines, le film s’emballe, le montage est de plus en plus éclaté. on navigue dans des espaces temps différents. Grâce au pouvoir de leurs machines, les héros créent leur double : interviennent ainsi sur des événements familiaux passés ou se projettent dans le futur pour avoir un temps d’avance sur le présent… Se posent alors à eux d’inédites questions philosophiques et déontologiques. Mais le pouvoir extraordinaire de leur découverte les entraîne sur une pente dangereuse et très vite les doutes, la folie, la cupidité les submergent. La peur que leur ubiquité soit découverte devient pesante. Le double agit et réagit comme l’original et peut du même coup créer à son tour une nouvelle réplique… 
Sommes nous dans le présent, le passé, le futur ? S’agit il de l’Aaron, de l’Abe originels ou de leur double ? Le réalisateur ne nous prend jamais par la main et il faut rester en alerte, tenter de décrypter les images et de recomposer le puzzle. La seule certitude, c’est qu’on vient de voir un sacré film !

 

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vendredi, juillet 7 2017

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !

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LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE
Documentaire de Christian Philibert

Un conte où « tout n’est pas vrai, mais où rien n’est vraiment faux ». Il serait une fois, perdu quelque part dans les collines du Haut-Var, un village qui s’appellerait Espigoule. Alors que le commun des « enfants du pays » deviennent généralement manoeuvres, chômeurs ou médecins à la grande ville, l’un d’eux, arrivé à cet âge où l’on voit les choses, aurait senti monter en lui l’envie, le désir, la nécessité de les montrer. Montrer les gens, les lieux, offrir un peu de ce bonheur qu’il aurait pressenti comme vachement important. Et qui, pour ce faire, aurait attaché une caméra, un micro aux basques de ces gens : ses parents, ses potes, à travers tout  Espigoule, pendant toute une année. Il aurait filmé de tout, partout : la traditionnelle fête au bouc, les pitreries des uns, les angoisses clérico-matrimoniales des autres, les coups tordus, le réveillon à la salle des fêtes, le poète, les bergers, le concours de civet, la recette du pousse-miel, les législatives, les philosophes du troquet, la neige, le maire, la chasse, les fermes, l’automne… Un film comme un conte, qui n’existe pas… allez chercher Espigoule sur une carte routière… « Oui, ce village existe, il a l’esprit sagace de ceux dont le courage est devant une glace, d’accepter ce qu’ils sont sans se voiler la face et de rire d’eux-mêmes avant qu’on ne le fasse. »

 

 et plus de 170 films au catalogue : VIDÉO EN POCHE

dimanche, mai 28 2017

FOOD COOP sur Vidéo En Poche !

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FOOD COOP
Documentaire de Tom Boothe

Food Coop fait résolument partie de ces films toniques et inspirants. Au départ, un œnologue new yorkais Parisien d’adoption : Tom Boothe. Il décide de réaliser un documentaire sur une expérience extraordinaire, méconnue chez nous bien qu’existant depuis 1973 à Brooklyn. À une période où il n’était pas encore question de l’importance du bio et des circuits courts, dans une mégalopole où l’on peut acheter des plats préparés à chaque coin de rue mais où il est très compliqué de se procurer des ingrédients naturels de qualité pour faire soi-même la cuisine sans débourser une fortune, la  Park Slope Food Cop part d’une idée simple : si les consom’acteurs se mettent ensemble pour monter leur propre supermarché et choisir eux-mêmes les produits, de préférence bio et de proximité, on devrait pouvoir consommer mieux et moins cher. Avec cette notion forte que seuls les participants-coopérateurs pourront acheter dans cette grande surface pas comme les autres. Concrètement, chaque coopérateur donne chaque mois 2 heures et 45 minutes de son temps pour les tâches essentielles (caisse, manutention, découpage, mise en rayon…) et au final peut bénéficier de bons produits largement moins chers que partout ailleurs dans New York. Seule la gestion économique du magasin est assurée par des salariés professionnels.
Tom Boothe est un des initiateurs de « La Louve », petite sœur parisienne de la « Food Coop ». Et à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Biarritz, Lille, Bruxelles… des projets fleurissent.

 et plus de 170 films au catalogue : VIDÉO EN POCHE

vendredi, janvier 27 2017

Merci patron ! et Les amis animaux sur Vidéo En Poche !

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MERCI PATRON
Documentaire de François Ruffin
(en HD)

C’est l’histoire de Jocelyne et Serge Klur, ex-employés d’Ecce, filiale du groupe LVMH. Ex-employés de son usine de Poix-du-Nord, jadis chargée de la confection des costumes Kenzo. « Jadis » car, mondialisation oblige, le groupe a cru bon d’en délocaliser toute la production en Pologne. Moyennant quoi les Klur ont été invités à se rendre employables ailleurs. Quatre ans plus tard, la fin de droits est passée depuis belle lurette, on tourne à 400 euros par mois, la maison est fraîche – forcément, il n’y a plus de chauffage, et il a fallu se replier dans la seule pièce habitable… On en est là quand survient un avis de saisie de la maison, ni plus ni moins, à la suite d’une ardoise d’assurance de 25 000 euros…
On ne fait pas plus local que le cas Klur. Et on ne fait pas plus global non plus. Car les Klur offrent un résumé presque complet du système. Pourtant, contrairement à bon nombre de ceux qui ont traité avant lui de la condition salariale à l’époque néo-libérale, le film de François Ruffin n’a aucune visée analytique ou pédagogique. C’est un film d’un autre genre… un film d’action directe. Car Ruffin, qui a Bernard Arnault dans le collimateur depuis un moment, va opter pour l’attaque frontale : Klur-Ruffin contre Arnault. L’époque néo-libérale enseignant que si l’on ne demande pas avec ce qu’il faut de force, on n’obtient rien, Klur-Ruffin vont demander. Avec ce qu’il faut de force. 45 000 euros de dédommagement pour réduction d’un couple à la misère, plus un CDI quelque part dans le groupe LVMH pour Serge ! Et sinon, campagne de presse. Tremblez, puissants ! 
(Frédéric Lordon)

 

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dimanche, décembre 25 2016

COMRADES sur Vidéo En Poche !

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COMRADES
Ecrit et réalisé par Bill Douglas 

Après La Trilogie de l’enfance (disponible aussi en Vidéo en Poche), voici le magistral Comrades, deuxième et ultime œuvre de Bill Douglas, restée inexplicablement inédite en France, tout juste diffusée à sa sortie dans un cinéma du West End, pendant six malheureuses semaines. Comrades est une fresque historique, sociale, politique d’une originalité, d’une audace sidérantes.
Bill Douglas mêle la Grande Histoire, ici celle de l’Angleterre rurale qui subit les contrecoups de la Révolution industrielle, et l’intime. Se croisent les histoires de lutte, d’amour, de famille. Inspiré de l’histoire réelle connue comme celle des « martyrs de Tolpuddle », Comrades nous fait découvrir dans les années 1830 la petite communauté de Tolpuddle, dans le Dorset, région douce et côtière du Sud de l’Angleterre. Une communauté de paysans/artisans qui tentent de survivre, une communauté qui semble unie malgré la dureté des temps, malgré la pauvreté de ses membres. Mais il semble bien que quelque chose est en train de changer. Dans cette Angleterre précapitaliste, le propriétaire de plus en plus cupide diminue chaque semaine les gages, alors que les employés agricoles sont déjà à la limite de la survie. Et ce avec la bénédiction du pasteur anglican qui incite à la soumission. Face à cette oppression, les paysans se réunissent peu à peu autour d’un pasteur méthodiste, George Loveless, pour créer en secret la Société Amicale des Laboureurs. On ne parle pas encore de syndicalisme (alors qu’il est pourtant déjà autorisé par la loi) et leur démarche pourtant pacifique les conduira à la déportation en Australie…
 

et plus de 170 autres films au catalogue VIDÉO EN POCHE

vendredi, décembre 2 2016

Goshu le violoncelliste et Les vieux chats sur Vidéo En Poche

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GOSHU LE VIOLONCELLISTE
Ecrit et réalisé par Isao Takahata

Ce très beau dessin animé sera un vrai régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles des enfants à partir de 5 ans ! Réalisé il y a plus de vingt ans par l’un des maîtres du cinéma d’animation japonais, Goshu le violoncelliste est une merveilleuse initiation à la musique à l’usage des petits. Une initiation qui passe par la poésie des images et la malice des situations, une découverte qui fait la part belle à l’imaginaire et à la curiosité. C’est beau, c’est touchant, c’est intelligent, c’est ludique, pas d’aventures extaordinaires, de héros super, pas d’effets spéciaux… juste 
une belle histoire joliment racontée.

Goshu est apprenti violoncelliste qui rêve de pouvoir un jour égaler son idole : Ludwig Van Beethoven, rien que ça ! Mais pour l’instant il en est loin : timide, maladroit, emprunté, il se fait souvent enguirlander par son chef d’orchestre, qui lui reproche d’être toujours à la traîne, de jouer sans âme, sans inspiration. Pourtant Goshu est courageux, et sérieux, et persévérant, rien à redire là-dessus. Il travaille, il répète, il s’acharne, mais sans grand succès : franchement, ses progrès ne sont pas fulgurants…
Heureusement, alors qu’il commence à désespérer, confiné, chez lui, il va recevoir l’aide inattendue de quelques personnages pour le moins surprenants… Il s’agit d’un groupe de petits animaux irrésistibles : un chat, un coucou, un blaireau et une souris des champs… Bien réels ou sortis tout droit de l’imagination du musicien en panne ? Ils vont pointer leur museau et lui donner un tas de conseils, à s’ouvrir aux autres pour mieux s’ouvrir à la musique…

 

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