Mot-clé - Vidéo en poche

Fil des billets

mardi, mai 8 2018

2 nouveautés sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

This-is-my-land.jpg
 

This is my land
Film documentaire de Tamara Erde

Tamara Erde est née en Israël, a longtemps cru aux valeurs patriotiques de son pays, a fait son service militaire comme toute jeune fille israélienne… Et puis elle est devenue cinéaste et, désormais parisienne d’adoption, elle a pris ses distances. Constatant les errances et les mensonges de la classe dirigeante du pays qu’elle a servi, elle a voulu comprendre ce qui, dans le système éducatif qui l’a formée, contribue à faire accepter par la majorité de ses concitoyens une politique gouvernementale pourtant condamnée par une grande partie de l’opinion internationale.
Tamara Erde est allée à la rencontre des enfants et des enseignants d’une école de kibboutz, d’une école d’État israëlienne mais multi confessionnelle et enfin d’une école de Cisjordanie. Elle interroge aussi des universitaires des deux côtés qui ont travaillé sur l’historiographie comparée, notamment celle des manuels scolaires. La jeune réalisatrice prend le contre pied de la conviction optimiste de Nelson Mandela, qui disait que l’éducation était le meilleur rempart à la haine de l’autre. On constate ici au contraire que l’éducation conforte la haine et la peur, par l’ignorance.
Mais le film reste porteur d’espoir, avec quelques séquences magiques. Ainsi cette école mixte, où professeurs israélien et palestinien enseignent conjointement, réserve des moments merveilleux même si, parfois, il y a tension, quand par exemple cette enseignante palestinienne doit sortir pour respirer, parce que ce travail se fait en surmontant le trop lourd vécu extérieur. On reprend espoir avec ce formidable intituteur cisjordanien qui fait comprendre de manière très imagée aux enfants palestiniens, quotidiennement tentés par la montée de la rage et de la haine face à l’occupation israëlienne, à quel point il est important que la liberté conquise par chacun n’empiète pas sur celle de l’autre. Il fait rédiger à ses élèves une lettre à un jeune écolier juif français imaginaire afin qu’ils le distinguent bien des jeunes colons qui les agressent chaque jour et que jamais leur colère légitime contre Israël ne se mue en antisémitisme. Et on se dit qu’en dépit de tous les nuages sombres, tout n’est peut-être pas foutu pour les futurs adultes que sont ces jeunes écoliers.

 

Lire la suite...

dimanche, avril 22 2018

Upstreal color et Tikkoun sur vidéo En Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Upstream-color.jpg
 

Upstream color
Écrit et réalisé par Shane Carruth

Durant le prologue, qui semble longtemps déconnecté du reste de l’intrigue, deux adolescents ingurgitent un liquide qui les unit instantanément, leurs pensées et leurs gestes fusionnent… Quelques plans plus tard, un homme élève une culture de vers dans sa maison et les utilise pour créer une nouvelle drogue qui crée un mimétisme sensoriel chez ceux qui la prennent. Il séquestre une jeune femme chez lui et la drogue à son insu. Un jour, elle s’enfuit.
Ce pitch alléchant n’est que le tout début du deuxième long-métrage de Shane Carruth (après Primer, disponible en Vidéo en Poche). Quant au reste du film, aucun résumé ne pourrait vraiment lui rendre justice. Ce n’est pas tant que l’histoire est trop abracadabrantesque pour ça (elle l’est juste ce qu’il faut), c’est plutôt qu’Upstream color n’est pas le genre de film à se contenter d’être un sage déroulé de son récit, une simple illustration de son scénario. Le réduire à un synopsis serait l’amoindrir, le rendre plus trivial qu’il ne l’est.
Car on n’est pas ici dans un thriller. Il n’est question que de perceptions dans cette histoire qui croise plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Et dans la mise en scène aussi il n’est question que de perceptions. L’héroïne reçoit des signaux, des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, et le style visuel de Carruth colle autant à sa perte de repère qu’à sa détermination qui rue dans les brancards.
Upstream color est un film parfois opaque et étouffant mais tout simplement fascinant, grâce à un impressionnant travail sur le montage, le son et la musique. La dimension fantastique est là pour raconter et transcender une histoire d’amour. Le temps de quelques séquences, le tourbillon planant de la mise en scène s’apaise et laisse place à des scènes très réalistes. Quand il touche aux sentiments ambigus autour d’une nouvelle rencontre amoureuse, Carruth transforme ses éléments angoissants en émouvante traduction d’une inquiétude sentimentale aussi surprenante que bienvenue. Ce ne sont pas forcément les scènes les plus tape-à-l’œil d’un film qui regorge de beauté picturale, mais ce sont les plus déroutantes. D’indispensables respirations dans un beau long-métrage en apnée. (G. Coutaut, filmdeculte)


 

Lire la suite...

mardi, février 20 2018

The tribe et Adieu Falkenberg sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

 

The-Tribe.jpg
 

 

The Tribe
Un film de Myroslav Slaboshpytskiy
Grand Prix de la Semaine de la Critique, Festival de Cannes 2014. En langue des signes volontairement non sous-titrée.

C’est un pari fou de cinéma. Un pari tenu au-delà de tout pronostic, de toute attente, qui fait de ce film une véritable révélation, une expérience à nulle autre pareille de radicalité productive, d’audace exaltante. Vous n’entendrez aucun dialogue dans The Tribe puisque tous les personnages – et les acteurs qui les interprètent – ou presque sont sourd-muets et s’expriment en langage des signes, que le jeune réalisateur a choisi de ne pas sous-titrer. Et c’est bien là que réside le coup de génie car ce choix, qui peut être déconcertant au premier abord, nous amène à nous concentrer sur l’étonnant et fascinant ballet des regards et des gestes des personnages, nous mettant légèrement à distance de la tribu étrange que nous allons accompagner pendant deux heures. Mine de rien, c’est notre regard qui est profondément modifié, c’est notre approche des situations, notre manière d’appréhender les relations qui sont bouleversées. Expérience unique donc, et passionnante !
La tribu du titre désigne un groupe d’élèves d’une institution d’enfants et adolescents sourd-muets quelque part en Ukraine. Une tribu que rejoint dans la scène d’ouverture le jeune Sergey, qui est d’emblée mis au fait des règles d’intégration en vigueur au sein de l’internat : déshabillage, tabassage, humiliation en guise de rite initiatique. Il découvre rapidement un réseau bien organisé où les plus jeunes sont contraints à des petits trafics ou à des ventes de babioles dans les trains. Mais parfois on ne se contente pas ce ces activités somme toutes anodines, il arrive que le groupe agresse un malheureux à la sortie du supermarché juste pour lui dérober ses courses… Quant aux rares filles de la tribu, elles sont « invitées », si elles veulent gagner leur place dans l’organisation, à se prostituer sur les aires de stationnement de camionneurs internationaux, tout ça avec la complicité d’un professeur cupide…
La vision du jeune cinéaste ukrainien est d’un noir d’encre. La désespérance semble inscrite dans les gènes des jeunes protagonistes, et la violence, psychologique et physique, est omniprésente. Mais le film n’est jamais glauque parce qu’il déborde de l’énergie de ses personnages et c’est bien l’amour qui va tout bouleverser dans ce monde où tout semble régi par la cupidité absolue au nom de laquelle tous, même les plus jeunes, semblent prêts à tout.
 

Lire la suite...

dimanche, janvier 14 2018

Mekong stories et Nahid sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Mekong-stories.jpg
 

MEKONG STORIES
Mariano Cohn et Gaston Duprat

Vietnam, au début des années 2000. L’Etat lutte contre la crise économique et la surpopulation. Originaire de la campagne, Vu, 20 ans, débarque à Saïgon pour étudier la photographie. Il loue une chambre dans une maison au bord du fleuve, partagée avec deux amis, Thang, serveur dans une boîte de nuit, qui vit de petits trafics, et Cuong, chanteur de rue. Armé d’un nouvel appareil photo offert par son père, Vu part à la découverte des environs. Le jeune homme est vite attiré par le séduisant Thang. Avec lui, il découvre le monde de la nuit et fait bientôt la rencontre de Van, une jeune femme qui rêve de devenir danseuse de ballet.
Avoir 20 ans à Saïgon au début des années 2000, c’était l’âge des possibles à plus d’un titre : la récente levée de l’embargo américain faisait changer la vie à toute vitesse, explique le réalisateur. Le film incarne ce moment charnière à travers une bande de jeunes gens, logés chichement au bord du Mékong. Un trio se détache : l’apprenti photographe, probable double de l’auteur, l’aspirante danseuse et le petit trafiquant. Une fille, deux garçons et trois possibilités, au moins : le désir circule, des nuits chaudes dans les boîtes de nuit, récemment ouvertes, aux siestes dans la nature, presque sur l’eau. L’angoisse existentielle et amoureuse flotte au-dessus des corps peu vêtus : qui aimer et comment trouver sa place, ou, à défaut, survivre, dans un monde qui se libère, pour le meilleur et pour le pire ?
Ce récit initiatique au pluriel, le cinéaste l’éloigne du film choral classique. Impressionniste, fluide, presque liquide, son style envoûte. La sensualité guide l’agencement et la teneur des scènes. Les sentiments et la sexualité des personnages se révèlent incidemment, au détour d’un plan, comme si on les découvrait en même temps qu’eux. Les virées dans la mangrove et sur le fleuve deviennent pure fantasmagorie, avec étreintes dionysiaques dans la boue, en pleine nuit.

On pense à Marguerite Duras, forcément. Mais surtout aux deux cinéastes chinois qui ont le mieux perpétué son art de la langueur nostalgique : Tsaï Ming-Liang et Wong Kar-wai. Mékong stories pourrait s’intituler Nos années sauvages. (L. Guichard, Télérama)
 

 

Lire la suite...

vendredi, décembre 22 2017

CITOYEN D’HONNEUR et UN MONSTRE À MILLE TÊTES sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

 

Citoyen-d_honneur.jpg
 

 

CITOYEN D’HONNEUR
Mariano Cohn et Gaston Duprat

Daniel Mantovani se voit attribuer en grande pompe l’inestimable Prix Nobel de Littérature. Devant la prestigieuse assemblée, notre homme se lance dans un discours désabusé, provocateur, suite auquel une ombre passe sur l’assistance qui n’applaudira pas spontanément. Puis nous voilà cinq ans après. Daniel Mantovani est bien le premier et le seul écrivain argentin à avoir reçu un prix Nobel qui le place, sur le plan de la reconnaissance internationale, au-dessus de l’illustre Jose Luis Borges (immense auteur toujours ignoré par le vénérable jury du Nobel). On s’arrache la présence de celui qui n’a plus rien à prouver.
Mais voilà que dans une brève missive, son passé refait surface. Le maire de Salas, sa petite ville argentine natale, l’invite à une célébration où sa communauté le désignera comme citoyen d’honneur. Notre misanthrope s’embarque pour un aller-retour express au bled, vers le pays des bouseux qui ont constitué toutes ces années son fond de commerce. Car il n’est pas un de ses livres qui n’égratigne Salas et ses habitants, se servant d’eux pour brosser le portrait décapant d’une Argentine qu’il n’a pourtant pas vu évoluer. Sur place il va découvrir, à son grand étonnement, que les bouseux lisent parfois et ont de son œuvre des interprétations bien personnelles. Au fil des rencontres et des événements, l’admiration inconditionnelle envers celui qui a fait la renommée de leur coin paumé va peu à peu se transformer en quelque chose de plus confus et de plus sombre et faire vaciller les certitudes de chacun. L’ambiance se tend, l’humanité s’oublie, toujours plus bestiale et sauvage… Si Daniel Mantovani n’a jamais existé, les réalisateurs se sont pris au jeu jusqu’à lui inventer une œuvre qu’ils commencent à publier.
 

 

Lire la suite...

samedi, novembre 4 2017

Le client disponible sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Client.jpg
 

LE CLIENT
Écrit et réalisé par Asghar Farhadi (HD)

Emad et Rana forment un couple harmonieux de la classe moyenne iranienne. Ils sont beaux, ils sont jeunes, et sont tous les deux comédiens, répétant actuellement La Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller.
Quand le film commence, c’est la panique générale dans leur immeuble : la démolition de bâtiments voisins ébranle les murs, provoque des fissures, chacun se retrouve à chercher un abri provisoire. Un camarade de théâtre leur propose dans l’urgence un appartement toujours occupé par les affaires de l’ancienne locataire, dont ils vont découvrir qu’elle avait sans doute des mœurs légères, et que les voisins n’appréciaient guère ses fréquentations. Un soir, alors que Rana prend sa douche en attendant Emad, elle est agressée par un homme qu’elle ne verra pas. Traumatisée, honteuse, se sentant coupable, elle refuse néanmoins de porter plainte. Un sentiment confus d’insécurité, l’idée d’une menace invisible la hante désormais. Emad va se livrer alors à une sorte d’enquête pour trouver le coupable, cherchant à reconstituer les circonstances pour permettre à Rana de retrouver une vie normale. Cette situation déstabilisante va être le révélateur de la complexité de leurs personnalités et de leur union, dans un contexte de relations sociales perturbées par une accélération de l’histoire peu propice à l’apaisement des individus… 
C’est brillant, captivant et on retrouve la complexité et le charme qui ont fait la réussite des films précédents d’Asghar Faradi : A propos d’Elly et Une Séparation tout particulièrement (disponibles en Vidéo en Poche).
Après Le Passé, tourné en France et en français, le cinéaste revient en Iran, et c’est bien dans cet ancrage profond que ses récits, s’attachant à creuser toujours plus les ambiguïtés des relations humaines, prennent toute leur valeur universelle : même s’ils prennent racine dans les spécificités de la société iranienne, il est impossible de ne pas retrouver là l’évolution anarchique de nos propres sociétés, le chamboulement des valeurs, des repères, l’instabilité politique et sociale générale… 
 

mercredi, septembre 20 2017

Ma loute et Abel sur Vidéo en Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Ma-Loute.jpg
 

MA LOUTE
Écrit et réalisé par Bruno Dumont (HD)

 

Nous sommes en 1910 dans la baie de Slack, quelque part entre Boulogne sur Mer et Calais, lieu de villégiature estivale pour les bourgeois de la métropole lilloise qui viennent profiter des bains de mer et des falaises offrant une vue imprenable sur les côtes britanniques, 40 km en face. Les Van Peteghem font partie de ces envahisseurs privilégiés. André (Luchini), industriel pompeux qui se pique de son bon goût pour l’architecture et les automobiles, vient là accompagné de son épouse, la fragile Isabelle (Valeria Bruni-Tedeschi), de leur deux filles et de leur neveu Billie. Complèteront bientôt le tableau des bourgeois en vacances le frère de Madame, Christian, et la sœur de Monsieur, Aude. 
Mais le séjour va être perturbé par de mystérieuses disparitions en série de touristes, sur lesquelles enquête un duo de limiers aussi gauches qu’imbéciles, l’éléphantesque inspecteur Machin et son maigre adjoint Malfoy, les Laurel et Hardy de la police locale. Se pourrait-il que les Beaufort, famille de pêcheurs de moules de la baie – qui, idée surréaliste, font aussi office de porteurs pour les estivants qui ne veulent pas se mouiller les pieds –, aient quelque chose à se reprocher ? La relation naissante entre Ma Loute, le fils des pêcheurs, et Billie Van Peteghem, qui s’habille en fille dès qu’il (elle ?) en a l’occasion et qui dégage un charme pour le moins troublant, a-t-elle un lien quelconque avec l’affaire ? Nous n’en dirons pas plus tant le scénario réserve quelques surprises… que nous qualifierons pudiquement de perturbantes…
Car, comédie ou pas, Bruno reste Dumont et il ne faut évidemment pas vous attendre à une plaisante fantaisie familiale. Ma Loute est à la fois hilarant, jouant à fond le jeu du comique grotesque et dévastateur – on saluera ici la performance histrionesque des trois « vedettes » à qui Dumont fait subir un traitement de choc – et terrible, d’un pessimisme célinien. D’un côté la nullité vaniteuse de la bourgeoisie dégénérée, de l’autre la misère bornée des prolétaires. Ma Loute, c’est donc le mélange détonant de la caricature burlesque et de la cruauté visionnaire des maîtres de la peinture flamande comme Bosch et Brueghel. Ce qui nous amène tout naturellement à signaler la beauté renversante des images composées par Bruno Dumont et son chef opérateur Guillaume Deffontaines, qui nous offrent des plans magnifiques des paysages du Nord, lumière irréelle, couleurs pastels, horizon bas…

 

Lire la suite...

vendredi, août 25 2017

3 nouveautés sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Primer.jpg
 

PRIMER
Produit, écrit, réalisé, monté et mis en musique par Shane Carruth

Comment présenter Primer ? Là est toute la difficulté tant le film nous entraîne dans un univers labyrinthique, mélangeant science fiction et réalité scientifique. Tentons un résumé : Aaron et Abe sont jeunes, électroniciens et enthousiastes. Aidés de deux collaborateurs, il travaillent sur de nouvelles cartes informatiques lorsque, par accident, ils découvrent que l’une de leurs « boîtes » permet de réduire la masse des objets. Ils échafaudent une théorie : il existerait des échelles temporelles différentes. Pour la vérifier, il vont tenter l’expérience sur eux-mêmes, modifiant ainsi le cours de leur existence.
On pourrait donc qualifier le film de thriller scientifique, avec pour modèle les films de David Lynch, Pi de Darren Aronofsky mais aussi les thrillers paranoïaques des années 70. Avec un souci aigu du cadre et du détail, le réalisateur distille une ambiance froide et étrange : grain de l’image 16 millimètres, lumières blanchâtres et clinquantes, musique à la fois synthétique et cristalline.
Le début du film se concentre sur les chercheurs en plein travail d’élaboration de leurs cartes informatiques : leur jargon scientifique restera incompréhensible pour la plupart des spectateurs, mais le déroulement de leurs recherches captive.
Puis à mesure que nos protagonistes découvrent les potentialités de leurs machines, le film s’emballe, le montage est de plus en plus éclaté. on navigue dans des espaces temps différents. Grâce au pouvoir de leurs machines, les héros créent leur double : interviennent ainsi sur des événements familiaux passés ou se projettent dans le futur pour avoir un temps d’avance sur le présent… Se posent alors à eux d’inédites questions philosophiques et déontologiques. Mais le pouvoir extraordinaire de leur découverte les entraîne sur une pente dangereuse et très vite les doutes, la folie, la cupidité les submergent. La peur que leur ubiquité soit découverte devient pesante. Le double agit et réagit comme l’original et peut du même coup créer à son tour une nouvelle réplique… 
Sommes nous dans le présent, le passé, le futur ? S’agit il de l’Aaron, de l’Abe originels ou de leur double ? Le réalisateur ne nous prend jamais par la main et il faut rester en alerte, tenter de décrypter les images et de recomposer le puzzle. La seule certitude, c’est qu’on vient de voir un sacré film !

 

Lire la suite...

vendredi, juillet 7 2017

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE sur Vidéo En Poche !

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Quatre-saisons-d_Espigoule.jpg
 

LES 4 SAISONS D’ESPIGOULE
Documentaire de Christian Philibert

Un conte où « tout n’est pas vrai, mais où rien n’est vraiment faux ». Il serait une fois, perdu quelque part dans les collines du Haut-Var, un village qui s’appellerait Espigoule. Alors que le commun des « enfants du pays » deviennent généralement manoeuvres, chômeurs ou médecins à la grande ville, l’un d’eux, arrivé à cet âge où l’on voit les choses, aurait senti monter en lui l’envie, le désir, la nécessité de les montrer. Montrer les gens, les lieux, offrir un peu de ce bonheur qu’il aurait pressenti comme vachement important. Et qui, pour ce faire, aurait attaché une caméra, un micro aux basques de ces gens : ses parents, ses potes, à travers tout  Espigoule, pendant toute une année. Il aurait filmé de tout, partout : la traditionnelle fête au bouc, les pitreries des uns, les angoisses clérico-matrimoniales des autres, les coups tordus, le réveillon à la salle des fêtes, le poète, les bergers, le concours de civet, la recette du pousse-miel, les législatives, les philosophes du troquet, la neige, le maire, la chasse, les fermes, l’automne… Un film comme un conte, qui n’existe pas… allez chercher Espigoule sur une carte routière… « Oui, ce village existe, il a l’esprit sagace de ceux dont le courage est devant une glace, d’accepter ce qu’ils sont sans se voiler la face et de rire d’eux-mêmes avant qu’on ne le fasse. »

 

 et plus de 170 films au catalogue : VIDÉO EN POCHE

dimanche, mai 28 2017

FOOD COOP sur Vidéo En Poche !

Vidéo en Poche

des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

Food-coop.jpeg
 

FOOD COOP
Documentaire de Tom Boothe

Food Coop fait résolument partie de ces films toniques et inspirants. Au départ, un œnologue new yorkais Parisien d’adoption : Tom Boothe. Il décide de réaliser un documentaire sur une expérience extraordinaire, méconnue chez nous bien qu’existant depuis 1973 à Brooklyn. À une période où il n’était pas encore question de l’importance du bio et des circuits courts, dans une mégalopole où l’on peut acheter des plats préparés à chaque coin de rue mais où il est très compliqué de se procurer des ingrédients naturels de qualité pour faire soi-même la cuisine sans débourser une fortune, la  Park Slope Food Cop part d’une idée simple : si les consom’acteurs se mettent ensemble pour monter leur propre supermarché et choisir eux-mêmes les produits, de préférence bio et de proximité, on devrait pouvoir consommer mieux et moins cher. Avec cette notion forte que seuls les participants-coopérateurs pourront acheter dans cette grande surface pas comme les autres. Concrètement, chaque coopérateur donne chaque mois 2 heures et 45 minutes de son temps pour les tâches essentielles (caisse, manutention, découpage, mise en rayon…) et au final peut bénéficier de bons produits largement moins chers que partout ailleurs dans New York. Seule la gestion économique du magasin est assurée par des salariés professionnels.
Tom Boothe est un des initiateurs de « La Louve », petite sœur parisienne de la « Food Coop ». Et à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Biarritz, Lille, Bruxelles… des projets fleurissent.

 et plus de 170 films au catalogue : VIDÉO EN POCHE

- page 1 de 8