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Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du 17 décembre !
Vendredi 16 décembre en fin d’après-midi, le marché de Noël solidaire de Rosmerta ! Samedi 17 décembre en début d’après-midi, notre AG suivie d’une grosse fête !Et dimanche 18 décembre, on participe à la Journée Internationale des Migrants.... Lire Rosmerta fête ses quatre ans le weekend du ...

TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
Prix des places de cinéma : les salles abusent-elles sur les tarifs ?  Ainsi s’interrogent ces temps-ci la presse et les émissions spécialisées sur la culture, le cinéma, le panier des ménages… ce dernier serait lourdement touché par les politiques tarifaires extravagantes pratiquées ...

LEO (Liaison Est Ouest) : la lutte paie
Au cœur de l’été, l’état a fait paraître un arrêté retirant le projet de la LEO dans les conditions proposées, suite au recours contentieux déposé par ses opposants l’été précédent. Il reconnaît sans le dire les errements et aberrations d’un projet obsolète, vieux de 30 ans mais néanmoins bâclé, et ...

UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

Projection en avant-première le mercredi 13 juillet à 14h en présence de Kirill Serebrennikov. Animée par Oriane Jeancourt Galignani, rédactrice en chef du magazine Transfuge. Séance de rattrapage le même jour à 18h.
(Vente des places à partir du 1er juillet).

LA FEMME DE TCHAÏKOVSKI

(Zhena Chaikovskogo)
Écrit et réalisé par Kirill SEREBRENNIKOV - Russie 2022 2h26 VOSTF
avec Odin Lund Biron, Alyona Mikhailova, Ekaterina Ermishina…

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)



La Femme de Tchaïkovski est une œuvre au noir, terrible et splendide, une leçon de ténèbres, en même temps que la révélation d’une histoire méconnue : l’amour fou et non partagé qu’éprouva Antonina Tchaïkovski pour son mari pendant des décennies, de leur première rencontre jusqu’à la mort de l’illustre compositeur, et même au-delà.

C’est un peu comme si l’homme aimé religieusement, fanatiquement par l’Adèle H. de François Truffaut (et fille de Victor Hugo), presque à la même époque - la fin du xixe siècle -, avait été non seulement indifférent mais homosexuel. Le génie ombrageux de la musique, dans la force de l’âge, ne répond à la déclaration d’amour épistolaire de la jeune femme modeste que dans le but de contracter un mariage de façade. S’ensuit pour elle un enfer de frustration, d’humiliation, d’aveuglement, de déni.
Serebrennikov, ouvertement gay, endosse avec frénésie le point de vue de la suppliciée. Il met sa virtuosité tourbillonnante, sa démesure fantasmatique au service de cette chute, qui est aussi une résistance. Antonina est méprisée en tant que femme dans une époque et une société patriarcales (milieu artistique compris), un monde d’hommes, homosexuels ou non. Elle est rejetée en tant qu’épouse. Et tenue pour quantité négligeable, compte tenu de ses origines sociales. Mais sa puissance tient à la force de son désir pour Tchaïkovski. Un désir tout sauf éthéré, nourri d’admiration mais violemment sexuel, et qui tend vers l’infini au fur et à mesure que le compositeur se dérobe, puis cherche à se débarrasser de sa femme.

Par son ampleur tragique, et l’énigme de cette vie à la fois gâchée et embrasée, le film esquisse une métaphysique de la passion amoureuse, laissant en suspens une question taraudante : Antonina (extraordinaire Alyona Mikhailova) aurait-elle brûlé d’un tel feu si Tchaïkovski ne l’avait pas repoussée d’emblée et toujours, et s’il lui avait rendu ne serait-ce qu’un seul baiser ? (Louis Guichard dans Télérama)

Kirill Serebrennikov présente dans le cadre du Festival d’Avignon, Le Moine Noir du 7 au 15 juillet à 22h (relâche le 11) à la Cour d’honneur du Palais des Papes.