Il y a plus caractérisé comme acte de censure que de reporter la programmation d'un film d'un israélien pour programmer à la place le film d'une israélienne en relation directe avec l'actualité. Ce n'est ni un acte de censure ni un acte de boycott mais c'est une façon de manifester un point de vue que, Juif ou non Juif, Israélien ou non, beaucoup d'autres partagent.
Il est temps de cesser de brandir l'anathème et l'insulte pour empêcher d'autres voix de s'exprimer : on n'est ni antisémite ni hanté par la honte de soi parce qu'on n'adhère pas aux convictions du CRIF. Il est malsain, pour faire taire toute expression démocratique contraire, de faire croire que dès lors qu'on critique Israël, on a l'intention de l'exterminer et c'est pourtant l'argument que brandissent la poignée de « boute-feu » bien en cours dans les médias.
Texte publié par Simone Bitton
Lettre d'
Monsieur le Ministre,
Un film de Leon PRUDOVSKY (Israël 2009 1h30 VOSTF). C'est l'histoire d'un amour impossible… tiens donc ? Un film pas polémique pour deux sous, où on ne voit même pas l'oreille d'un Arabe… Distribué par une adorable société de distribution, dont on programme quasi tous les films, il était prévu à Utopia Tournefeuille en sortie nationale le 23 Juin et on s'apprêtait à le caser en bonne place dans la nouvelle gazette que nous sommes en train de fabriquer quand, tout soudain, nous parvient l'écho de l'agression de l'armée israélienne contre les navires pacifistes qui voguaient vers Gaza… je ne vous en dis pas plus, vous avez tous suivi.
