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samedi, mai 9 2020

Les Ciné-Rencontres en dessins

En occasion de la projection de jeudi dernier du film

Là, dove batte il sole de Diego Feduzi

notre spectateur Patrick Lacan nous a offert ses dessins, pour qu’on puisse les partager avec vous ! Nous en sommes honorés !

 

             
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mercredi, avril 22 2020

Soutenir Utopia

Vous êtes nombreux à nous poser la question : comment vous soutenir, peut-on acheter des abonnements…

On en a longuement parlé entre nous… les informations qui nous viennent du côté de la profession évoluent chaque jour : nous ne savons ni quand, ni comment nous allons pouvoir ouvrir à nouveau les salles. Pour le moment, les diverses mesures mises en place, l’annonce du versement anticipé de la subvention Art et Essai, le chômage partiel, les différés d’emprunt (merci le Crédit Coop qui nous a immédiatement soutenu)… font que nous pouvons « voir venir », prendre le temps d’analyser la situation . Les six Utopia se concertent, chacun compte ses sous et nous agissons en priorité sur l’entraide de notre petite communauté.

Notre premier élan était de répondre à votre proposition de soutien, tant elle nous faisait chaud au coeur… merci ! Mais il nous semble sage d’attendre et de faire appel à vous quand nous aurons un minimum de visibilité, quand nous pourrons vous donner des annonces claires… Nous avons déjà de votre part un bon nombre d’abonnements qui sont en trésorerie et que vous n’avez pas utilisé : grâce à vous déjà, on peut tenir le coup… vous demander de faire un effort plus grand est prématuré.

Pour le moment, suivez le site des Utopia on vous racontera tout à mesure. Soyez nombreux à voir les films qu’on vous propose, soyez nombreux à jouer avec nous… pour le moment c’est comme chanter à vos fenêtres : ça nous soutient le moral…

lundi, avril 20 2020

Journal de bord 14

« On nous cache tout, on nous dit rien… plus on apprend plus on ne sait rien…. » chantait en 67 Jacques Dutronc, fringant jeunot à la belle gueule… Ça ressemble aux chansons que nous débite la foule des coryphées sur les réseaux sociaux et médias divers, ça cancane, ça ricane, ça tweete, ça facebooque : « mais comment se fait-ce qu’il n’y ait pas un seul gourou qui puisse nous donner une bonne petite certitude à se coller sous la comprenette : petite grippe saisonnière ou grand désastre ? Virus anodin ou catastrophe du siècle? Et pourquoi qu’on n’a pas de vaccin ? et pourquoi qu’on ne peut pas nous dire une date précise pour qu’on puisse retenir nos billets d’avion pour partir en vacances ?… et les masques, hein les masques ?… là, je rigole : qu’est-ce qu’on s’était payée sa tête à la Roselyne lorsqu’elle avait fait fabriquer deux milliards de masques… les Guignols en régalaient les rieurs du soir, les réseaux sociaux s’esbaudissaient… quelle andouille cette Roselyne… et quand ce Covid-ci a commencé à pointer son nez les rires antérieurs n’étaient pas encore oubliés : même qu’on en a entendu plus d’un se moquer de ceux qui voulaient arrêter les bises et se cacher le nez: booho ho ! c’est une grippe comme une autre… puis les infos passant, comme un ban de poissons qui virent tous ensemble, les mêmes qui s’indignaient des dépenses insensées de Roselyne s’indignent maintenant qu’on n’ait pas pensé plus tôt à faire fabriquer deux milliards de masques…

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vendredi, avril 17 2020

Journal de bord 13

C’était quelque part en Italie, écrasée sous la chape du corona virus, une toute petite information au journal de 6h30 sur France Inter, une petite information de rien du tout, mais qui touchait véritablement au cœur de l’humaine condition. Ce soir là, à 20h, dans le petit appartement tristounet de Giuseppe, arrive Maria, jeune assistante de vie qui se désole tant elle trouve son patient déprimé… un ancien maçon presque centenaire. Il n’a plus toute sa tête à l’issue d’une journée de solitude, et refuse la petite soupe que la jeune fille lui a préparée. Giuseppe, visiblement, n’a plus goût à rien, mais comme il aime bien Maria et ses visites, il accepte de goûter à sa soupe : une cuillère, puis deux… monte alors des balcons, tout autour, un tonnerre d’applaudissements, des cris, des chants, un concert de casseroles, et de fait, à ce moment là, Maria n’a aucune peine à se convaincre et à convaincre le vieux bonhomme au moral vacillant que tout ce charivari, c’est pour eux. Elle qui a fait la soupe et lui qui, cuillère après cuillère, a fini par la manger… Ce soir là, Giuseppe, le regard brillant, sortira son vieil harmonica d’un tiroir pour se joindre au chahut.

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vendredi, avril 10 2020

Des poèmes pour le confinement

Les hiboux

Ce sont les mères des hiboux

Qui désiraient chercher les poux

De leurs enfants, leurs petits choux,

En les tenant sur les genoux.

Leurs yeux d’or valent des bijoux,

Leur bec est dur comme cailloux,

Ils sont doux comme des joujoux,

Mais aux hiboux point de genoux !

Votre histoire se passait où ?

Chez les Zoulous ? Les Andalous ?

Ou dans la cabane bambou ?

A Moscou ? Ou à Tombouctou ?

En Anjou ou dans le Poitou ?

Au Pérou ou chez les Mandchous ?

Hou ! Hou !

Pas du tout, c’était chez les fous.

 

Robert Desnos

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jeudi, avril 9 2020

Journal de bord 12

Allez donc voir du côté d’Utopia Bordeaux : au mercredi 8 avril (jour 24 de l’après…) nos amis utopiens vous racontent ce qui se dit dans les coulisses du cinéma, les inquiétudes des distributeurs, des producteurs, des réalisateurs… le chamboulement gigantesque que provoque cette pandémie dans la profession cinéma…

En Chine, dans le grand mouvement de dé-confinement en cours là-bas, les salles de cinéma ont été autorisées à ouvrir… mais personne n’a eu envie de s’enfermer dans les salles obscures : avides de se dégourdir les arpions et de respirer l’air frais de la nature après trois mois de confinement, les Chinois se sont précipités massivement vers les zones touristiques : par milliers on les voyait au coude à coude se promener sur les chemins du parc national des monts Huang… alors que l’épidémie régressait, les autorités sanitaires s’inquiètent et redoutent à nouveau que le virus reprenne de la vigueur… le gouvernement a donc fait machine arrière : le parc Huang a refermé ses portes et les salles de cinéma ont a nouveau été bouclées… alors écoutez bien et prenez en de la graine : faudra pas vous coller les uns aux autres le jour où sonnera, guillerette, la cloche du dé-confinement…

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mardi, avril 7 2020

Journal de bord 11

7 avril : une nouvelle semaine de confinement commence… Bravo à Claude qui a été la première a trouver les deux réponses au Quiz 9&10. La première séquence était un extrait de Quatre garçons dans le vent (A hard day’s night) avec les Beatles et sorti en 1964. La séquence suivante : La rose et la flèche du même Richard Lester, réalisé douze ans après le précédent est un passage du merveilleux film où Robin des bois (Sean Connery), brigand au grand cœur qui détroussait les riches au profit des pauvres, retrouve Marianne après une vingtaine d’années passées aux croisades: elle est rentrées au couvent (Audrey Hepburn plus belle que jamais) le temps a passé, mais leurs retrouvailles sont superbes… c’est beau comme l’automne, déchirant et doux… s’il passe un jour à votre portée : ne ratez pas !

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dimanche, avril 5 2020

Les Ciné-Rencontres continuent ! En direct ! En ligne ! Avec vous… mais chez vous

Jeudi 9 avril à 20h30 : eh oui nous pensons à vous ! Toute l’année, dans nos chaleureuses salles, on vous propose d’échanger, de débattre, de penser le monde…. Côte à côte on s’émerveille, on se révolte… Continuons cette expérience et continuons de voir les films côte à côte, mais cette fois-ci en ligne. Jeudi 9 avril à 20h30 ne manquez pas notre projection collective gratuite du documentaire : Hôtel Regina. Tous ensemble de chez soi, on regarde le film au même moment (directement sur notre site) et à la fin du film on se retrouve en direct sur notre page Facebook pour discuter « en live » avec le réalisateur du documentaire Matthias BERGER. Vous pourrez poser vos questions en temps réel, en commentaire du live facebook, ou bien nous les envoyer par mail à l’adresse : tournefeuille@cinemas-utopia.org. Vos questions seront lues en direct par le réalisateur.

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samedi, avril 4 2020

Les films d'horreur se sont trompés

Ce virus nous a tous transformés en voisins bienveillants.

Article de George Monbiot, journaliste au Guardian (traduit de l’anglais par Maryse Petros, le 2 avril 2020) : A Zombie Love Story.

Dans le monde entier, le Covid-19 a déclenché d’innombrables initiatives de voisinage qui constituent une puissante riposte tout à la fois à l’argent venu du gouvernement et à l’argent privé.

Mardi 31 mars 2020.

Nous sommes en train d’assister en temps réel à l’effondrement du néo-libéralisme. Des gouvernements dont la mission était de rétrécir l’État, de réduire les impôts et la dette et de démanteler les services publics sont en train de se rendre compte que les forces du marché qu’ils vénéraient sont incapables de nous protéger de cette crise. La théorie a été testée, et abandonnée presque partout. Il est peut-être faux de dire qu’il n’y avait pas d’athées dans les tranchées, mais il n’y a pas de néo-libéraux dans une pandémie. Le changement est même encore plus intéressant qu’il n’y paraît à première vue. Le pouvoir n’a pas seulement migré de l’argent privé vers l’État, mais des deux à la fois vers tout à fait autre chose : les communs. Dans le monde entier, des communautés se mobilisent là où les gouvernements sont défaillants.

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Journal de bord 10

Satané virus (ou les tribulations immobiles d’une projectionniste de Borderouge au chômage technique) : à vous, l’équipe du cinéma, à vous chers spectateurs.

Avant l’arrivée de ce satané virus, il me paraissait déjà bien compliqué de participer à l’ouverture de ce nouvel Utopia ce 12 Juin dernier. L’impatiente que je suis, n’arrivant pas à accepter qu’un lieu nouveau se crée un jour après l’autre, une chose à la fois et ce avec l’énergie de tout un chacun. Jusqu’à l’arrivée de ce satané virus, j’avais la sensation ingrate de ne pas… Ne pas allez assez vite, assez bien, ni avec assez de temps. 9 mois, que nous avons ouvert les portes de ce nouvel espace et lieu de vie, de rencontres et d’échanges. 9 mois, à ce qu’on dit, juste le minimum pour arriver à poser les bases d’un nouveau projet. À peine le temps de démarrer un début de quelque chose, que bim ! - ce satané virus vient nous stopper dans notre élan. C’est rageant.

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